13 novembre 2015 - toubibadakar

Petit manuel de la jouissance de la femme : 1ère partie

orgasme

Le manque de plaisir sexuel est un sujet souvent tabou, très rarement avoué par les femmes alors qu’il est extrêmement fréquent. La grande majorité des femmes n’atteignent que très rarement l’orgasme au cours de leur vie sexuelle. Il arrive même que certaines n’y accèdent jamais à la jouissance suprême!

Par contre, la quasi-totalité des hommes jouit lors d’un rapport sexuel!

Pourquoi?

Souvent, il faut une longue fréquentation de son gynéco pour que la femme tente timidement d’aborder le sujet!

Nous allons essayer, sans tomber dans l’érotisme, de vous aider à remédier à cette injustice vieille comme le monde.

Éliminer une cause médicale est la première étape pour expliquer cette absence de plaisir: une infection génitale principalement. Mais, le plus souvent, cette apparente frigidité n’a pas d’origine pathologique.

Tout d’abord, une petite comparaison du plaisir masculin et du plaisir féminin:

– l’homme a un plaisir en cloche! C’est-à-dire, il débute vite, atteint rapidement son paroxysme, puis, dès l’orgasme, le plaisir descend et s’éteint. Pour un homme, une éjaculation = un orgasme.

– pour la femme, c’est totalement différent: le plaisir arrive très lentement, parfois il faut plusieurs dizaines de minutes, mais lorsque le plaisir suprême est atteint, il peut durer longtemps et elle peut enchaîner plusieurs orgasmes contrairement à l’homme qui ne peut en avoir qu’un à la fois en général: on parle de plaisir en plateau.

Pour avoir un rapport sexuel satisfaisant, il fait pouvoir fusionner le sommet de la cloche avec le sommet du plateau, de manière imagée.

Comme le disait Freud, il n’y a pas de femme frigide, juste des hommes impatients.

De ce fait, si homme veut faire accéder au plaisir à sa femme, il doit prendre le temps de s’occuper d’elle d’abord! S’il se concentre sur son plaisir à lui en premier, il risque d’arriver à son orgasme alors que sa partenaire n’a même pas encore dépassé le stade de début d’excitation.

Pour cela, il est important, dans un 1er temps,de connaître les zones érogènes de la femme!

Il y’en a des principales et des secondaires…en apparence.

Les plus évidentes:

– les seins

– le clitoris

– le vagin.

Tout le monde le sait.

Les secondaires: les cuisses, les fesses, les lèvres, la nuque…

Par contre, ce que la plupart des hommes ignorent, c’est que tout le corps de la femme est une zone érogène, pour qui sait s’y faire!!!!

Hey oui, des cheveux aux orteils, en passant par les oreilles, les bras, les aisselles, les épaules, les mollets, les pieds….bref tout!! Et plus encore…

Il faut juste prendre le temps de connaître et d’explorer sa partenaire. Ainsi, au fil de temps, vous découvrirez la bonne corde à actionner pour la faire vibrer!

Si l’homme est bien attentif, bien patient et bien persévérant, il peut arriver à faire accéder à sa femme à la jouissance rien qu’avec…une plume par exemple!!!

Et même, pour les plus persévérants et les plus intuitifs, ils peuvent y arriver sans la plume, sans rien.

C’est pour dire que le 1er organe érogène de la femme (comme pour l’homme), c’est ….son cerveau!!!

Oui, on peut même conduire sa partenaire (ou SON partenaire) à l’orgasme en lui parlant, en lui expliquant, en lui décrivant, en lui faisant imaginer… On appelle cela la suggestion!

Les femmes elles l’ont compris bien tôt, d’où tous les artifices techniques, physiques, visuels, tactiles, érotiques et olfactifs dont elles se parent, s’équipent, se munissent, s’arment même, lorsqu’elles décident de vous faire passer à la casserole ou au détecteur de mensonges !

Les hommes, sur ce plan, sont encore assez médiocres: un caleçon troué souvent, même s’il est griffé D&G, ne fait pas le poids devant la plus simple lingerie féminine ou le petit pagne perforé savamment.

Alors, messieurs, faites un effort svp : une bonne douche, un parfum frais ou un rasage correct contribué à faire jouir votre partenaire, à moins qu’elle ne soit du genre rare à préférer l’odeur forte de testostérone lorsque vous êtes de retour de la salle de gym… tous les goûts sont dans la nature.

La prochaine fois, nous aborderons, techniquement, comment faire accéder à la jouissance sa partenaire.

🙂

toubibadakar

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toubibadakar
Je suis toubib! Docteur si vous voulez, gynécologue obstétricien plus précisément! Je suis né à Dakar, j'y ai grandi et fait toutes mes études du CI à la Spécialisation. J'adore écrire presque autant que mon boulot. Il m’arrive souvent d’écrire de petits articles biographiques sur ma vie de médecin à Dakar, et au Sénégal surtout, lors de mes missions en brousse. Je compte bien vous dire ici: pourquoi, comment, quand , ou, ma vie avec mes patient(e)s, sans mes patients, contre mes patients et pleins d’autres choses encore.

sexologie femme; homme / orgasme / plaisir /

Comments

  • Guy Muyembe Guy Muyembe dit :

    Ça alors! C’est toute une science!

  • JR (abcdetc) JR (abcdetc) dit :

    D’accord pour le cerveau, mais peu importe les caleçons ou les pagnes si les mots et les gestes sont adéquats, non ?
    Merci pour ces préliminaires.
    En attendant la suite.
    Sourire

  • Merci Toubibadakar pour ces précieux conseils. J’avoue que j’en ai raffolé. J’aurai dû attendre de lire la suite pour poser ma question, mais je la pose quand même. Il est généralement convenu que la jouissance de l’homme est perçue lorsqu’il émet un « rugissement » d’un lion. Alors, comment identifie-t-on la jouissance de la femme?

    • toubibadakar toubibadakar dit :

      Merci à vous! Dans la 2ème partie, je décrirai les différents types de jouissance de la femme. Pour anticiper, disons que l’homme émet une sorte de cri car sa jouissance coïncide avec son éjaculation et clos son rapport. La femme a la possibilité d’enchaîner plusieurs orgasmes donc elle peut émette un cri plus aigu à général mais elle devra plutôt émettre une succession de cris plus ou moins forts ou plus ou moins longs, jusqu’à 4 ou 5 parfois. En théorie, tant que l’excitation est maintenu, les orgasme peuvent s’enchaîner, jusqu’à l’épuisement ou la syncope ou même la fameuse éjaculation féminine.

      • Ça devient vraiment intéressant. Permet moi de revenir sur la question. Pas pour faire la précision, puisque tu as donné la réponse à laquelle de m’attendais. Ta réponse m’a plutôt permis d’aller plus loin dans mon questionnement:
        « La femme a la possibilité d’enchaîner plusieurs orgasmes donc elle peut émette un cri plus aigu à général mais elle devra plutôt émettre une succession de cris plus ou moins forts ou plus ou moins longs, jusqu’à 4 ou 5 parfois. »
        Le dire ainsi, signifierait que, forcément, toutes les femmes atteignent l’orgasme, contrairement à ce que tu insinuais dans l’article en disant qu’il est difficile de faire jouir la femme, ou pour dire simple, que l’orgasme de la femme est plus compliqué à atteindre. La réponse que tu viens de me servir signifie tout simplement que des simples mouvements répétés de « vas-et-viens » réguliers suffisent à faire jouir la femme (l’orgasme).
        Je te titille comme ça en attendant la suite. Mais, prière de lever d’abord le doute sur cette contradiction. Merci encore.

        • toubibadakar toubibadakar dit :

          MDR, vous anticipez sur mon prochain article… je précise: toutes les femmes PEUVENT atteindre l’orgasme, mais la plupart ne l’atteignent pas!
          En ce qui concerne l’orgasme vaginal, on verra plus tard, qu’il y a d’autres sources d’orgasme,l’astuce est de faire coïncider l’orgasme, ou l’un des orgasme de la femme avec celui de l’homme, qui lui ne peut en avoir qu’un par rapport.
          Donc s’il arrive a porter s partenaire, par quelque méthode que ce soit, à un état d’excitabilité tel que cette dernier atteint l’orgasme, tant que cette excitation est maintenue ( les va-et-vient par exemple) la femme peut enchaîner les cris! le seul obstacle à l’enchaînement des orgasme de la femme,c’est épuisement de son partenaire ou que ce dernier éjacule ou que même la femme finit par tomber pomme ou par mourir…de plaisir.

          Imaginez avec cela, ce que l’on peut faire si la femme jouis par la stimulation du clitoris….

  • Guillaume le Grand dit :

    Excellent article. Technique et stylé. Bravo cher ami!

  • renaudoss renaudoss dit :

    C’est bon bon bon, tout ça. (J’attends de lire la deuxième partie pour compléter l’initiation) 🙂

  • Netziah dit :

    Je vois que vous êtes un connaisseur.
    Malheureusement 90 pour cent de vos frères sont égoïstes. Ils ne savent pas faire jouir une femme. Jouir c’est vraiment dans la tête que ça se prépare et la suite vient avec la sensualité de l’homme et éventuellement les bonnes odeurs qui viennent qui viennent de lui.
    Car tu le sens, tu incorpore son odeur et tu te libère pour atteindre l’orgasme. Heureusement qu’il y a des hommes qui ont des doigt et des langues magiques .n’est-ce pas ?

    • toubibadakar toubibadakar dit :

      Lol! Oui la jouissance de son partenaire doit être un objectif pour tout homme. Si elle jouit, elle vous le rendra au centuple. On peut faire jouir une femme même avec une plume, parfois même sans….
      😉

  • le cmos dit :

    Lol! Forum des experts! J’aimerais savoir ce liquide qui sort dans le vagin de la femme est généralement de quel couleur ? Est il dangereux pour l’homme ? Car beaucoup d’hommes me comprennent!

  • çaourien! dit :

    Bonjour, je pensais envoyer l’article à Monsieur mais vous m’avez perdue en route (en 2ème partie)! Malheureusement, si je lui envoie, je vais le conforter dans son problème majeur! Pourquoi faut- il toujours se focaliser sur les « zones érogènes classiques » (seins, fesses, sexe) dans le but d’atteindre l’orgasme ? Cette routine que tant d’hommes suivent « m’exaspère ». Et tout le monde y perd ; Si bien qu’à la longue, ces zones deviennent capricieuses ! Et c’est ainsi qu’on affirme que l’orgasme féminin est plus difficile à atteindre, plus complexe, que certaines n’y parviennent jamais, etc… Mais évidemment !!!!! Je déplore que n’ayez pas davantage insisté sur ce que vous disiez en 1ère partie, que tout le corps est érogène. J’irai même plus loin, si, Messieurs, vous parveniez à faire monter la température sans même vous être attaqués aux zones classiques, elles vont supplieront de stopper les préliminaires et vous donnerons tout. C’est cette montée en température qui est « primordiale ». Elle reste gravée dans notre tête « au même titre que l’orgasme », qui d’ailleurs, n’est pas une fin en soi mais la suite logique d’un bon préliminaire. Par pitié, cessez de vous « vautrer directement » sur nos seins-fesses-sexe, « ignorez-les » (pendant un moment!), effleurez-les, suggérez, soyez imaginatifs. Et vous n’aurez pas besoin de lire la seconde partie de l’article!

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