La pilules a été inventée dans les années 50 par Dr Pincus et il en existe différentes sortes.

Elles agissent par 3 mécanismes :
– blocage de l’ovulation,
– altération de la muqueuse utérine pour empécher l’implantation de l’œuf
– altération de la glaire cervicale pour bloquer le passage des spermatozoïdes.

Elles peuvent être classées selon plusieurs critères.

La classification la plus simple se fait selon la composition chimique.

Ainsi, selon les hormones qu’elle contient, nous avons 2 grands groupes :
– les pilules combinées (contenant de l’œstrogène et de la progestérone)
– et les pilules progestatives.

Une autre classification plus à la mode se fera en générations (1ère, 2ème, 3ème et 4ème) tenant compte du caractère chronologiquement récent de leur création.

Il est plus simple de retenir qu’il y a des plaquettes avec 21 comprimés et d’autres avec 28 :

– avec celles de 28 comprimés la patiente enchaîne les plaquettes et donc ne voit pas ses règles,

– avec celles de 21 comprimés, un arrêt de 7 jours est observé, arrêt durant lequel les règles surviennent.

Parfois les 7 jours d’arrêt sont matérialisés par des comprimés rouges, contenant uniquement du fer, pour conserver le réflexe de prise quotidienne de la pilule et lutter contre l’anémie chronique chez les femmes.

Pour les femmes allaitantes certaines pilules seront évitées durant les 1ers mois car elles bloqueraient la production de lait.

La contrainte majeure des pilules est qu’elles doivent être prises quotidiennement et à une heure régulière, même quand le mari n’est pas là.

Tout oubli ou retard à la prise entraînent un risque d’échec donc, « oublieuses » s’abstenir. Il est toujours possible de rattraper un oubli selon un protocole assez compliqué qui prend en compte le type de pilule utilisé, la durée de l’oubli et la position du comprimé oublié sur la plaquette. En cas d’oubli, il est plus simple d’appeler son médecin prescripteur ou de d’opter pour une méthode barrière en attendant les règles suivantes.

Les pilules ont pour effets secondaires possibles:
– une prise de poids,
– une baisse de la libido,
– des céphalées,
– une augmentation de la pression artérielle,
-des nausées, rarement des saignements
– et, plus rarement, un risque thrombo-embolique (boucher les veines).

Elles ont par contre un effet protecteur sur le risque de survenue de cancer de l’ovaire contre un risque accru de survenue du cancer du sein, mais cela n’est valable QUE chez celles qui ont des antécédents familiaux de ces cancers (d’où la folle rumeur : la contraception donne le cancer !).

Pour clore le chapitre des pilules, la pilule n’empêche pas la survenue d’une grossesse après son arrêt, ni de retard de retour à la fécondité.

Enfin, pour arrêter la pilule, il faut d’abord terminer sa plaquette en cours sinon, on risque fort de perturber le cycle menstruel.

Toubibadakar

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toubibadakar
Je suis toubib! Docteur si vous voulez, gynécologue obstétricien plus précisément! Je suis né à Dakar, j'y ai grandi et fait toutes mes études du CI à la Spécialisation. J'adore écrire presque autant que mon boulot. Il m’arrive souvent d’écrire de petits articles biographiques sur ma vie de médecin à Dakar, et au Sénégal surtout, lors de mes missions en brousse. Je compte bien vous dire ici: pourquoi, comment, quand , ou, ma vie avec mes patient(e)s, sans mes patients, contre mes patients et pleins d’autres choses encore.