Bien des couples auraient bien aimé pouvoir choisir à l’avance le sexe de l’enfant à naître mais, malheureusement, c’est le hasard qui s’occupe de distribuer les sexes.

La 1ère chose à savoir est que le sexe de l’enfant dépend de son père : tous les ovules sont porteurs du chromosome X alors que les spermatozoïdes peuvent être porteur du chromosome X ou du chromosome Y.

Pendant la fécondation : si c’est un chromosome X qui pénètre dans l’ovule, l’enfant à naître sera une fille (XX) alors que, inversement, si c’est un chromosome Y qui assure la fécondation, on aura un garçon (XY).

Donc, votre mari (et votre belle famille) n’ont qu’à s’en prendre à votre mari si vous n’avez « que des filles » car ce n’est pas du tout de votre faute mesdames.

A l’échelle de l’humanité, il naît autant de garçons que de filles chaque année malgré le fait qu’à l’âge adulte, il existe plus de femmes que d’hommes à cause de multiples raisons (guerres, style de vie inconscient des hommes, etc).

Il est toutefois possible de chosiir le sexe de son enfant grâce soit à des moyens technologiques très avancés et donc très chers et peu accessibles au grand public ou par des recettes maison peu onéreuses mais pas garanties à 100%.

Les méthodes modernes

Tout d’abord pour les techniques de pointe, elles sont très vraiment très pointues et extrêmement chères et réalisées dans le cadre de la PMA, la procréation médicalement assistée:

– La technique infaillible pour choisir le sexe du futur bébé est de faire le diagnostic pré-implantatoire (DPI) qui est une technique de dépistage des anomalies chromosomiques sur les embryons obtenus par fécondation in vitro (FIV) avant leur transfert dans l’utérus de la mère. Le sexe chromosomique de l’embryon est ainsi déterminé et le couple pourra choisir le sexe à implanter.

Ce DPI ne sert pas à l’origine à cela mais sert surtout à détecter des anomalies chromosomiques liées au sexe. Cette méthode est fiable à 100% mais coûte extrêmement cher !

– La seconde méthode pour choisir le sexe est le tri des spermatozoïdes : il est possible par une technique appelée tri cytométrique et basée sur la fluorescence différente des spermatozoïdes X ou Y. Grâce à ce tri, on pourra choisir le spermatozoïde désiré pendant la FIV pour avoir un garçon ou une fille. Cette technique est fiable à 80 à 90%.

– La dernière méthode est la sélection par la vitesse de déplacement des spermatozoïdes : les spermatozoïdes X sont à priori plus lourds et donc se déplacent moins vite. Ainsi, lors de la FIV, on choisira les plus lents pour avoir une fille ou les plus rapides pour avoir une fille.

Cette technique n’est pas garantie et ressemble un peu aux méthodes maison.

photo avec l’aimable autorisation de pixabay.com

Les méthodes-maison

Elles sont simples, peu onéreuses, applicables par tout le monde mais ne sont pas garanties à 100% et sont même parfois anecdotiques.

Elles se basent sur plusieurs théories plus ou moins consensuelles:

1. Tout d’abord la théorie de Shettles, qui dit que les spermatozoïdes Y sont plus rapides mais vivent moins longtemps, alors que les spermatozoïdes X sont plus lents mais ils vivent plus longtemps.

De ce fait, plus le rapport sexuel fécondant est proche de l’ovulation, plus vous avez des chances que les Y arrivent en premier pour féconder l’ovule.

A l’inverse, si le rapport sexuel a lieu à distance de l’ovulation, les Y risquent d’arriver trop tôt, de ne pas trouver l’ovule, ils vont ainsi mourir, laissant la place aux X arrivés plus tard pour féconder l’ovule.

En pratique, pour une période féconde de 5 jours, les rapports sexuels durant les 3 premiers jours de fécondité augmentent les chances d’avoir une fille tandis que les rapports la veille, le jour et le lendemain de l’ovulation donneraient plutôt des garçons.

Cette même théorie de Shettles dit aussi que la position du missionnaire favorise les chances d’avoir une fille. Je ne sais pas trop pourquoi !

Encore une fois, il ne s’agit pas d’une fiabilité absolue même si la plupart des médecins y adhèrent… tandis que la théorie de Whelan dit exactement le contraire !

2. L’alimentation influencerait aussi le sexe du futur bébé. Selon cette théorie, l’alimentation d’une femme durant les semaines qui précèdent la conception peut rendre son organisme plus enclin à accepter les spermatozoïdes X que les spermatozoïdes Y ou le contraire.

– Les aliments pauvres en sodium, le riz, des biscuits, le pain à faible teneur en sodium, les œufs, les légumes et les fruits peuvent vous aider à avoir une fille.

– A l’inverse, les céréales riches en potassium, le saumon, la banane, les noix, les champignons, les patates, le thon augmenteraient les chances d’avoir un garçon.

Vous pouvez donc faire votre choix de régime en prenant quand même la peine de voir avec votre médecin si ce régime est compatible avec votre état de santé.

Ces méthodes, sans engagement médical, valent le coup si vraiment vous voulez augmenter vos chances d’avoir le garçon ou la fille tant désiré-e à moindre frais.

Le plus important reste tout de même d’avoir un enfant en bonne santé au final, peu importe le sexe !

Alors, partagez avec nous votre expérience de choix de votre bébé et … bon appétit !

Toubibadakar

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Je suis toubib! Docteur si vous voulez, gynécologue obstétricien plus précisément! Je suis né à Dakar, j'y ai grandi et fait toutes mes études du CI à la Spécialisation. J'adore écrire presque autant que mon boulot. Il m’arrive souvent d’écrire de petits articles biographiques sur ma vie de médecin à Dakar, et au Sénégal surtout, lors de mes missions en brousse. Je compte bien vous dire ici: pourquoi, comment, quand , ou, ma vie avec mes patient(e)s, sans mes patients, contre mes patients et pleins d’autres choses encore.
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