La onzième marche et la chute

chuteJ’étais en mission à Louga pour les besoins d’une supervision post-formation.

Cette mission se déroulait pendant le ramadan et, avec mon collègue, nous logions dans les chambres d’accueil du centre de formation!
Nous étions à notre troisième jour de travail et vers 21h, la superviseuse, régionale avec qui nous faisions les tournées dans les centres de santé, avait envoyé son chauffeur pour qu’il nous livre le dîner qu’elle nous avait offert.
Cela tombait bien car nous en avions un peu marre de prendre des repas froids depuis plusieurs jours.

A son arrivée, je suis descendu de ma chambre au 1er étage pour aller récupérer le plateau!
Arrivé au parking, le chauffeur m’a remis un grand bol ovale enveloppé dans un torchon et d’où se dégageait le doux parfum d’un poulet rôti :-).
Ce bol était accompagné d’une grande carafe, probablement de jus, et d’une grande bouteille d’eau fraîche.
Ne voulant pas faire 2 aller-retour, j’ai pris toutes ces victuailles en les répartissant tant bien que mal entre mes 2 bras.
Après avoir gentiment décliné mon offre de venir partager avec nous la perspective d’un bon repas, le chauffeur est donc parti se reposer, me laissant lourdement chargé et prêt à parcourir les 50 m qui séparent le parking de nos chambres au 1er étage via un escalier mal éclairé.

J’ai donc pu parcourir délicatement la moitié du chemin sans trop de difficultés.
Au bas des escaliers, la tâche devenait plus délicate, donc je m’y engageait prudemment, comptant une à une les dix marches à faire pour arriver au palier. Après la dixième et dernière marche, mon pied droit butait contre une AUTRE marche!!!!!
Cette inattendue et surtout insoupçonnée onzième marche était là.

Tout naturellement, c’était le fameux « fakhastalou », prélude à une chute inévitable, fatale, renversante, dangereuse, douloureuse et surtout…. à éviter coûte que coûte!

La théorie de la relativité du temps s’applique avec force à ces moments.
Les 2 à 3 secondes qui vous séparent de cette chute rapide, sont, en réalité, et tous ceux qui l’ont déjà expérimentée pourront le confirmer, perçues comme un long, très long moment de solitude durant lequelle, des décisions importantes sont prises dans votre cerveau!

Pour ma part, le débat était cornélien:
– la chute inévitable était à éviter,
– ma tête allait sûrement se fracasser soit contre le plancher, soit contre le mur en face,
– mes bras chargés du bol,de la carafe et de la bouteille d’eau ne me permettaient pas de trouver un appui quelque-part pour rééquilibrer mon centre de gravité et avoir une chance d’éviter la chute…. à moins de lâcher tout!!
-le renversement du bol n’était pas envisageable.

En plus de me concentrer sur mon problème présent, je pensai aussi à ce que j’allais bien pouvoir expliquer à mon collègue qui m’attendait à l’étage, si jamais le bol et la carafe venaient à se renverser ( par élimination, vous avez sûrement noté que la bouteille d’eau était d’emblée sacrifiée). Si j’arrivais aussi à sauver le repas mais avec une plaie ouverte sur la tête ou la face, l’issue de la chute serait tout aussi…. inconcevable.
Je me reconcentrai donc sur mon atterrissage en urgence en cours, faisant les 2-3 petits pas destinés à élargir mon polygone de sustentation pour réduire la vitesse de la chute prochaine et surtout je cherchais, dans la pénombre, le point d’impact le plus acceptable ou au moins le moins fatal dans l’intérêt de tous.
Ces 2-3 secondes étaient vraiment très longues heureusement.
Finalement, le point d’impact choisi était le mur en face. La vitesse ayant été un peu réduite, j’ai choisi, au dernier moment, de tourner la tête à 45 degrés à droite, sacrifiant ainsi mon épaule gauche, qui heurta lourdement et douloureusement, le point d’impact choisi.

Victoire!!!! Le bol ne s’était pas renversé!!!
La carafe avait, tel le roseau, plié mais n’avait pas cédé!
Même la bouteille d’eau était intacte.

Jean de la Fontaine aurait été inspiré s’il avait été témoin de la scène.
J’ai donc pu me relever et continuer prudemment à marcher vers la chambre où je suis arrivé blessé mais victorieux.
Le repas pris fût assurément plus délicieux que prévu, sûrement à cause du fait qu’il a été sauvé au péril de ma vie! 😉

PS:
Le lendemain matin, en descendant les escaliers, j’ai pu constater au niveau du palier qu’en fait, en vacillant, la carafe de jus avait laisser tomber quelques gouttes roses qui formaient sur le sol un joli schéma qui reproduisait très fidèlement ma belle chorégraphie nocturne de sauvetage de la veille et, pour ceux que cela intéresse, mon épaule va mieux merci! 🙂

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Faire du théâtre c’est très dangereux !!!!

Durant les grandes vacances scolaires, j’ai assisté à une fête donnée à l’occasion de la cérémonie de distribution des prix à l’école de ma fille avec une pièce de théâtre.

Etant au jardin d’enfants, elle prenait part au spectacle que les élèves du préscolaire devaient présenter avec notamment un petit sketch dans lequel elle tenait un rôle et qui devait se terminer par une petite chorégraphie.

Après avoir remarquablement assuré son rôle dans la 1ère partie du spectacle, ma fille a été littéralement paralysée par le tract au moment où elle devait exécuter quelques pas de danse sur l’estrade devant la bonne centaine de spectateurs présents dans la salle. Elle était carrément vitrifiée et ni les injonctions de sa maîtresse derrière elle, ni les chuchotements d’encouragements de sa mère, n’ont pu lui donner le courage de terminer sa prestation.

Assistant à la scène avec un œil amusé, cette mésaventure de ma fille m’a rappelé mes débuts, tout aussi peu glorieux, au théâtre. Ces débuts, qui ont été aussi mon premier, mon dernier et mon seul jour de théâtre de ma vie, sont restés douloureusement et honteusement gravés, à jamais, dans ma mémoire.

J’étais en 3ème au lycée et notre prof d’espagnol avait mis en scène une petite pièce de théâtre à l’occasion des activités culturelles marquant les fêtes de la jeunesse. Etant le plus jeune de la classe, j’y tenais un rôle primordial : celui d’un élève avec de très mauvaises notes et dont le père a été convoqué par le proviseur lors de la fameuse et tant redoutée traditionnelle journée de rencontre parents-professeurs. J’y tenais donc le rôle de ce malheureux potache dont toute la médiocrité s’expliquait par le fait que son père ne s’occupait pas du tout de sa
famille car étant régulièrement soit absent, soit ivre-mort.

Dans le scénario, le proviseur se rendait compte que finalement cet élève n’était qu’une victime dans
toute cette histoire et mon rôle se résumait à lancer la dernière phrase de la scène. Je devais donc dire, juste avant que le rideau ne tombe, un tonitruant : «si por lo menos, se preoccupa un poco de nosotros » (traduction: si au moins il s’occupait un peu de nous) et tourner les talons.
Vous conviendrez avec moi que mon texte, ainsi que mon rôle, n’étaient vraiment pas difficiles. MAIS, il y a eu
malheureusement un MAIS, il s’agissait d’une phrase en ESPAGNOL

Il se trouve que j’étais nul en espagnol, alors là, hyper nul ! M’enfin, n’exagérons rien, je n’étais jamais le dernier de la classe en espagnol de toute façon car, il y avait 2 de mes camarades de classe, M. Faye et S.S. Seck qui, toujours, se disputait la dernière place dans cette matière : la place du ndaaréé (dernier).

Moi j’étais, je l’avoue, « avant avant ndaaréé » (avant avant dernier), en espagnol je précise !!! et seulement en espagnol !
Pour en revenir à cette scène de théâtre, mon prof m’avait convaincu d’accepter de jouer ce rôle pour prouver que j’étais capable de faire plus et mieux dans sa matière (tu parles !) J’avais donc consciencieusement « répété » mon rôle durant les jours et des jours.

La représentation avait donc bien débuté et, au grand bonheur du public, je me faisais tirer les oreilles par mon « père » sur l’estrade avant que le proviseur ne comprenne que c’était justement lui la cause de toutes mes carences scolaires.

Alors, lorsqu’arriva le moment fatidique où je devais me lancer (en espagnol), j’ai oublié ma phrase !!!!! mon texte. Celui que j’avais mis des jours et des jours à apprendre.
J’étais…pétrifié….vitrifié…..statufié….comme ma fille aujourd’hui. C’était la honte et le déshonneur associés !!

Un grand moment de solitude devant les « millions » de pairs d’yeux qui me regardait sur cette maudite scène dans un silence assourdissant. Je cherchais donc dans cette forêt d’yeux, ceux de mon prof d’espagnol, celui qui m’avait mis dans ce pétrin, pour lui lancer un retentissant « Monsieur j’ai oublié mon texte !!!! ».
Et la le rideau tomba……

La pièce était finie, j’étais mort de honte.
Il eut un tonnerre d’applaudissements qui pourra surement être diversement apprécié.
J’ai essayé de me consoler intérieurement en me disant que le public pensera surement que cela faisait partie de la pièce puisque je jouais justement le rôle d’un très mauvais élève. Moi-même je ne crois pas trop à cette version car, manifestement, la réalité venait de dépasser la fiction.

Cette mésaventure avait fini de me convaincre que je n’étais vraiment pas fait pour parler espagnol, encore moins faire du théâtre penseront certains, moi en premier.
Je me contentais donc d’être « avant avant ndaaréé » jusqu’en terminale, année ou j’ai arrêté définitivement l’espagnol.
Pour le théâtre, inutile de vous dire que, plus jamais je ne suis remonté, et je ne remonterai, sur les planches, c’est bien trop dangereux pour moi.
Alors, si ma fille n’arrive pas à danser sur la scène de son école, quelque part ce n’est pas bien étonnant et je suis totalement et sincèrement solidaire avec elle dans son infortune.
– « ce n’est pas étonnant : Tel père, telle fille » m’a lancé sa mère.

En tout cas, moi, je ne lui en tiendrai pas rigueur. ☺

Père, fille, champ, dinosaure

dinosaure, filleDimanche, 10h
Ma fille me trouve dans ma chambre, elle veut retourner chez ses cousines au km 50 où on a passé la journée hier.
Récit d’une conversation pour le peu … singulière !!

– Elle : papa! Papa! Amène moi au « tool »( champ) chez Mariama!
– Moi: mais on y déjà allé allé hier!
– Elle: oui, mais tu as dit qu’on va retourner jouer avec Mariama
– Moi : oui mais j’ai pas dit aujourd’hui.
– Elle : Tu as dit quand?
– Moi: je ne sais pas, Mariama va rentrer à Dakar, tu pourras aller chez elle à Golf!
– Elle: oui mais je veux aller au champ aujourd’hui
– Moi: pas aujourd’hui Cocotte.
– Elle: pourquoi?
– Moi: parce que c’est loin et que je suis fatigué.
– Elle: mais je veux aller au tool!
– Moi: attend que Mariama rentre à Dakar et je t’amènerai chez elle.

– Elle: Mais toi tu vas où aujourd’hui?
– Moi: nulle part!
– Elle: c’est où nulle part?
– Moi: nulle part ça veut dire que je reste dans la maison.
-Elle: tu ne vas pas aller au bureau?
– Moi : si, peut-être ce soir.
– Elle: voilà! Quand tu vas aller au bureau, tu vas m’amener au champ!
– Moi: Non! C’est pas le même chemin!
– Elle: mais moi je veux aller au tool!
– Moi: pas aujourd’hui!

– Elle: donc chasse moi de la maison!
– Moi: ??? Pourquoi?
– Elle: comme ça un serpent va me manger et tu n’auras plus de fille!

– Moi: le serpent ne mange pas les filles ma chérie!
-Elle: il fait quoi?
– Moi: il mord!
– Elle: un tigre alors!
– Moi: il n’y pas de tigre au Sénégal!
– Elle: amène moi au parc de Hann alors. Comme ça on va ouvrir la cage des lions et ils vont me manger
-Moi: c’est pas possible!
– Elle: pourquoi?
– Moi: parce que la-bas, on donne à manger aux lions donc ils ne mangent pas les petites filles.

– Elle: achète moi un dinosaure alors, il va me manger.
– Moi: mais les dinosaures n’existent plus!
– Elle: pourquoi?
– Moi: parce que c’est toi qui les a mangés.
– Elle: non c’est pas moi! Je ne mange pas de dinosaures!
– Moi: pourquoi?
– Elle: je n’ai pas des dents comme les dents des lions!
– Moi: ah bon ? C’est qui alors?
– Elle: Je ne sais pas!

– Moi: ok, c’est pas grave!
– Elle: chasse moi de ta chambre, je ne suis pas ta fille, je suis fâchée contre toi! Tu n’es pas mon papa!
– Moi: Mais pourquoi ma cocotte ??
– Elle: Parce que tu ne m’as pas appelé quand tu prenais ton petit déjeuner!
– Moi: ok demain je t’appellerai!

– Elle: je suis fâché contre toi, tu n’es plus mon papa!
– Moi: et pourquoi?
– Elle: parce que tu ne m’a pas proposé qu’on se réconcilie!
– Moi: ok ma cocotte viens qu’on se réconcilie, tu es mon amie, ma cocotte, souma amé guinar meyla pooth!
– Elle: d’accord, mais amène moi au champ aujourd’hui!
– Moi: …

Perles de sages-femmes

J’ai eu la chance (ou la malchance) de corriger récemment des copies d’élèves sages-femmes et infirmiers. Parmi les copies, à l’instar des perles du BAC, j’en ai trouvé qui mérite d’entrer au Panthéon de la bêtise. Je les partage avec vous!

Il s’agissait de définir les 8 termes suivants:
– fécondation
– migration
– nidation
– aménorrhée
– spermatogenèse
– ovogenèse
– détroit supérieur
– engagement.

Voici les réponses obtenues:
Fécondation:
– « c’est la rencontre des CANETTES mâles et femelles »
– « c’est l’ensemble des morphologies et biologie dans l’ovaire »
– « c’est quand il commence à devenir un être humain ou œuf con »
– « c’est l’intervalle  entre le dernier jour des cycles jusqu’à la période de l’ovulation »
-« c’est la rencontre de deux sexes: mâle et femelle »
– « c’est la remontée du spermatozoïde »
– « c’est l’ensemble du sperme qui entre dans l’utérus de la femme et féconde à travers  le cycle menstruel »
– « c’est la période de 2 jours avant et 3 jours après l’ovulation »
– « c’est l’ensemble des phénomènes physiologiques et physiques pénétration des spermatozoïdes »
-« c’est la ‘gamation’ des spermatozoïdes en œuf »
-« c’est lorsque le spermatozoïde est fécondé »
-« c’est la période des règles »
-« c’est le fait que l’ovule sorte des trompes et se croise avec un sperme pour qu’ils se fécondent »
-« c’est la formation de l’ovaire et du spermatozoïde »
-« c’est la rencontre entre le sperme et le spermatozoïde »
-« c’est le début de la grossesse »
-« c’est l’ensemble de la fécondité »
-« c’est un passage de spermatozoïdes dans la glaire cervicale, tournant à gauche ou à droite, passe dans la trompe à la recherche de la fécondation »
-« c’est la semaine de l’ovulation où la femme peut tomber enceinte »

Migration:
-« c’est un mal de tête genre migraine »
-« c’est une migration de spermatozoïdes à la recherche de l’œuf pour la fécondation »
– » c’est l’ovule qui n’est pas sur place de la maladie »
-« c’est quand le dernier spermatozoïde pénètre à l’intérieur »
-« c’est le fait de quitter un endroit pour aller dans un autre endroit »
-« c’est le passage de spermatozoïdes à la recherche d’un ovaire »
-« c’est le transport de l’œuf par le fœtus »
-« c’est le passage du spermatozoïde dans l’utérus »
-« c’est lorsque le sperme quitte l’utérus pour traverser la paroi pour migrer dans le ventre »
-« c’est la présence des ovules et des spermatozoïdes »
-« c’est le temps que mettent les spermatozoïdes avant d’atteindre l’ovule »
-« c’est la dans la migration qu’il y a  transformation de l’ovule dans le vagin de la femme à travers des rapports sexuels »
– » c’est quand l’œuf sort de sa paroi utérine »
-« c’est des trompes de Fallope jusqu’à l’utérus »
-« c’est le parcours du sperme jusqu’à l’ovule »
-« c’est la migration de l’œuf dans le fœtus »
-« c’est l’évolution de l’œuf fécondé ou le déplacement de l’embryon »

Nidation:
-« c’est la formation de l’œuf dans l’ovaire arrivé dans l’utérus »
-« c’est le temps de vie des spermatozoïdes dans les ovaires »
-« c’est quand la paroi vient implanter avec la formation de la fécondation »
-« c’est l’ensemble des notions de cellulaire du tissu vaginal »
-« c’est quand les ovules ne se présentent pas »
-« c’est la présence de l’œuf »
-« c’est là où on place l’œuf au milieu du ventre du patient »
-« c’est la formation totale de spermatozoïdes et d’ovaire »
-« c’est quand le spermatozoïde se loge dans le placenta »
-« c’est la date de leur fécondation »
-« c’est la rencontre de l’ovule et du spermatozoïde: l’utérus prépare son nid pour le fœtus »

Spermatogenèse:
-« c’est le spermatozoïde »
-« c’est le liquide qui est dans l’homme lors de son éjaculation »
-« c’est le spermatozoïde de la cellule souche »
-« c’est la pénétration du spermatozoïde dans le vagin de la femme »
-« c’est le liquide blanchâtre qui sort des testicules »
-« c’est lorsque le spermatozoïde est fécondé »
-« c’est un liquide plus ou moins blanchâtre qui quitte chez l’homme et qui court à une vitesse plus de cent mille pour traverser la paroi et celui qui va entrer en premier dans l’utérus referme et reforme une boule pour aller s’installer dans le ventre pour faire la fécondation de l’œuf »
-« c’est la ou le spermatozoïde sort chez l’homme »
-« c’est la pénétration des spermatozoïdes dans la fécondation »
-« c’est ce qui permet l’œuf de féconder »
-« c’est l’ensemble du sperme qui permet à la fécondation dans le vagin de la femme, il peut s’agir de 300% de sperme  ou 99% de sperme »
-« c’est l’éjaculation d’un spermatozoïde lors des rapports sexuels pour que la femme tombe enceinte »
-« c’est l’éjaculation lors d’un rapport sexuel »
-« c’est la quantité de spermatozoïdes dans le sperme »
-« c’est quand le sperme est transmis chez la femme »
-« c’est les signes cliniques du détroit »

Ovogenèse:
-« c’est la couverture qui entoure l’ovule »
-« c’est la mise en place du gamète »
-« c’est l’apparition des règles »
-« c’est le premier moment des règles »
-« c’est le fait d’ovuler »
-« c’est la où se passe la fécondation chez la femme »
-« c’est le produit de la glaire cervicale »
-« il s’agit de permettre la réalisation ou l’adaptation du sperme durant l’ovulation de la femme »
-« c’est la mise en place du gamète bleu »
-« c’est l’ovaire du patient qui leur permet d’avoir des grossesses bien ou mal placé »

Détroit supérieur:
-« c’est le détroit »
-« c’est quand il dépasse le terme »
-« c’est un trou par lequel passe le fœtus pendant l’accouchement »
-« c’est la partie externe du vagin »
-« c’est l’endroit qui nous guide, c’est savoir si l’accouchement peut se faire par voie basse ou par césarienne »
-« c’est le diamètre de la superficie de la grossesse au niveau du bassin obstétrical »
-« c’est la paroi qui se trouve au niveau de l’endomètre capable de participer quand il y a engagement »
-« c’est la où se met le cordon ombilical »

Engagement:
-« c’est le fait de prendre en charge le patient au cours de la grossesse et de faire les visites prénatales confortablement jusqu’au jour de son accouchement »
-« c’est quelque chose qu’on a décidé de prendre en charge ou faire et qu’on doit accomplir »
-« c’est la collaboration du patient »
-« c’est le moment où le fœtus est prêt pour venir au monde »
-« c’est la permission dans la période de l’accouchement de la femme »
-« c’est le travail engageant l’accouchement »
-« c’est l’ensemble de toutes les modifications physiologiques »
-« c’est le travail pendant l’accouchement »
-« c’est lorsque le spermatozoïde fécondé est placé dans le ventre pour former le fœtus »
-« c’est le toucher rotatoire du bassin »
-« c’est le processus qui présente la situation par rapport au détroit supérieur »
-« c’est le début de l’accouchement »

Aménorrhée:
-« c’est la durée des semaines que constitue une grossesse »
-« c’est les règles qui surviennent chez la femme pendant chaque mois »
-« c’est la femme en état de grossesse ou dans sa dernière période de grossesse »
-« c’est le fait de voir si la grossesse évolue ou pas au cours des visites prénatales »
-« c’est le nombre de durée de la grossesse »
-« c’est le nouveau-né qui n’a pas encore ouvert les yeux »
-« c’est le nombre de semaines qu’on peut avoir durant la fécondation jusqu’à l’accouchement »
-« c’est le processus qui permet de connaitre l’âge de la grossesse »
-« c’est la grossesse »
-« c’est les troubles ovariens lors du cycle menstruel »
-« mal du bas ventre »

Vous conviendrez avec moi que c’est ahurissant!
Et encore, je n’ai noté que les pires réponses en faisant abstraction des fautes d’orthographe!
Pour le cas clinique, si on est incapable de restituer une définition, il est impensable de faire un raisonnement logique pour interpréter des données médicales.
Cela est d’autant plus inquiétant que l’admission à l’école des sages-femmes est réservée à celles qui ont le niveau du BAC et que ce sont de futures professionnelles à qui l’on confiera  la vie de futures mamans!
La situation est hilarante certes mais elle est surtout inquiétante!

Certaines réponses montrent simplement que ces élèves n’ont pas appris leurs cours! Il faudrait retourner aux bonnes valeurs de l’éducation et surtout étudier et étudier sérieusement!

A bon entendeur….

Conscience et compétence

conscienceDans l’apprentissage de la profession de médecin, et cela est valable dans toutes les professions et tous les métiers, il y’a une relation étroite entre l’évolution de la compétence et le degré de conscience que l’on a de cette compétence.
Cette relation conscience-compétence est dynamique et évolue en 4 stades.

Au 1er stade, on est d’abord inconsciemment incompétent!
Ce stade survient lors des 1ères années de médecine où l’on est fier d’embrasser l’une des professions considérées comme étant l’une des plus nobles au monde.
Armé des nouvelles notions savantes acquises en anatomie, physiologie et autres matières fondamentales du premier cycle d’études médicales, le carabin ressent une fierté non feinte de comprendre cet intriguant et complexe appareil qu’est le corps humain!
Ainsi, fort de son savant savoir, il pense déjà à changer le monde ou à gagner son futur prix Nobel de médecine.
Les 1ères sollicitations des amis, des parents pour une prise de la tension artérielle ou les conseils demandés par un voisin devant une céphalée inexpliquée procure à notre jeune médecin un sentiment de compétence fortement surestimé!
Notre carabin arpente ainsi les ruelles de l’hôpital vêtu de sa belle blouse blanche bien repassée avec un joli stéthoscope tout neuf et faisant plus un tourisme hospitalier qu’un vrai stage en soins infirmiers.
Sans une surveillance rigoureuse par un aîné, ce sentiment peut aboutir à la prise de décisions pouvant mettre en danger la vie d’un patient. Dans d’autres métiers tels, que le menuisier ou le mécanicien, cela se traduirait par un apprenti qui est plein de bonne volonté mais qui, obligatoirement, ferait des bêtises en trop rabotant une chaise ou en grillant un circuit imprimé car ayant inversé la polarité des fils électriques.
Les plus optimistes diraient que « c’est le métier qui rentre » et les plus philosophes que « l’on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs », sauf que, en médecine, nos œufs ont 23 paires de chromosomes et qu’ils mettent 9 mois à être conçus! Il ne serait donc pas acceptable d’en faire des omelettes!

Le second stade est celui l’on devient consciemment incompétent.
Ce stade arrive en général lorsqu’on est en contact avec des aînés mieux entraînés et que l’ont voit faire des gestes techniques que l’on ne saurait réaliser soit même!
C’est à ce moment que l’on se rend compte qu’il nous reste encore beaucoup á apprendre et qu’il faudrait que l’on se mette sérieusement au travail. L’exemple type est le sentiment que l’on éprouve le jour de notre 1er passage au bloc opératoire ou en salle d’accouchement!
Ce stade est donc un stade de transition indispensable pour devenir un bon médecin (ou menuisier ou mécanicien).

Si on ne prend pas conscience de son incompétence, on ne peut pas évoluer vers le 3ème stade qui est celui où on devient consciemment compétent.
C’est (censé être) le stade le plus répandu et le plus utile!
Être bon dans le métier que l’on exerce! C’est quand même le minimum indispensable. A-t-on besoin des services d’un mauvais médecin ou d’un mauvais mécanicien? 🙂
C’est un stade de maturité professionnelle qui survient en général au bout de plusieurs années d’exercice, bien après l’obtention du diplôme. Quelques-uns, malheureusement n’attendront jamais ce stade.

Pour le dernier stade, seule une poignée d’élus l’atteindront! Un coup de pouce du destin est parfois nécessaire. C’est le stade où l’on devient inconsciemment compétent.
C’est un don!
Certains, admiratifs, les qualifieront de génie. Ces génies seront eux-mêmes les 1ers à être étonnés du succès de leurs prestations!
D’autres, envieux, les soupçonneront d’avoir conclus un pacte avec une entité maléfique, entité qui, évidemment demandera un sacrifice en retour! Quoiqu’il en soit, la modestie et l’humilité restent les seuls moyens de perdurer dans cet ultime stade.
L’absence ou la perte de ses 2 qualités conduit inévitablement à une régression vers le 1er stade et l’on redevient inconsciemment incompétent!
A quel stade êtes-vous?
🙂