Pénurie du vaccin antitétanique à Dakar??? Inadmissible !!!!!

Depuis quelques semaines, il est quasiment impossible de trouver une dose du vaccin antitétanique communément abrégé VAT a Dakar.

Cette VAT fait partie des vaccins recommandés par l’OMS chez la femme enceinte pour protéger le futur bébé contre le tétanos.

Pour rappel, le tétanos est une maladie infectieuse grave, mortelle à 100% lorsqu’elle est déclarée et due à un microbe particulier appelé Clostridium tetani.

La femme enceinte doit recevoir deux doses de cette vaccination à un mois d’intervalle pour développer suffisamment d’anticorps pour protéger son bébé. Pour être protégée à vie, elle doit recevoir une 3ème dose, 6 mois après la 2eme dose et une 4eme dose sera administrée 1 an après la 3ème dose.

Le tétanos se contracte par une blessure accidentelle par un objet souillé, le plus souvent rouillée ou par l’utilisation d’instruments comme des ciseaux insuffisamment stérilisés.

Dans les pays développés, la généralisation de la VAT a permis d’éradiquer quasi totalement le tétanos.

Il est aisé de comprendre alors que cette pénurie de VAT pourrait être potentiellement très dangereuse pour notre population et surtout pour les enfants.

Cette pénurie serait-elle due à un arrêt de la production du vaccin ou à un retrait de l’AMM (autorisation de mise sur le marché), ou à de nouvelles recommandations interdisant le VAT ou juste à un défaut d’approvisionnement des pharmacies?

Quoiqu’il en soit, la sonnette d’alarme doit être tirée et les autorités en charge de la santé publique et de l’approvisionnement en médicaments devraient s’occuper sérieusement de cette question avant que des cas de tétanos de soient constatés surtout dans le monde rural si on connaît les conditions de vie parfois difficile de nos braves femmes dans les champs.

5 mois après une 1ere alerte sur la situation n’est non seulement pas réglée, mais elle a empiré car, certains centres de santé n’en n’ont plus et d’autres refusent de faire le vaccin aux patientes n’ayant pas été suivies chez eux. !!!

Il est bon de rappeler que même si une patiente est suivie en privée, elle a le droit de faire ses vaccins dans une structure publique sans stigmatisation.

Les autorités devraient aussi se pencher sérieusement sur le problème et le résoudre avant que des cas de tétanos, qui est, rappelons-le, une maladie mortelle à 100%, ne soient enregistrés.

A bon entendeur…..

Toubibadakar

Connaissez vous l’hystérosonographie et l’HyFoSy ?

L’hystérosonographie est un examen échographique permettant de mieux explorer la cavité utérine qu’une échographie classique.

Elle consiste à introduire du liquide physiologique à l’intérieur de l’utérus par un cathéter introduit par le col et à faire l’échographie pendant l’injection du liquide physiologique.

La présence du liquide dans la cavité utérine va permettre ainsi une meilleure visibilité de la paroi et montrer d’éventuelles pathologies comme un polype ou un des adhérences difficiles à voir avec l’échographie classique.

Il s’agit d’un examen simple, indolore, réalisable au cabinet.

Pour aller plus loin, cette hystérosonographie peut aussi permettre de visualiser la perméabilité des trompes en utilisant, à la place du liquidien physiologique, un produit mousseux spécial.

On appelle cela l’examen HyFoSy : hystérosalpingo-Foam-Sonographie.

Cette émulsion spéciale contient de petites bulles qui vont dilater légèrement les trompes et les tendres visibles à l’échographie.

Ainsi, cette HyFoSy constitue une alternative non douloureuse à la fameuse hystérosalpingographie (HSG) qui elle est extrêmement douloureuse et tant redoutée par les patientes.

Il a aussi l’avantage de ne pas exposer la patiente aux rayons X.

Il devront être réalisés en 1ere phase du cycle juste après les règles.

La panoplie d’examens complémentaires pour explorer la fertilité s’est ainsi doté de ces techniques pour une exploration indolore et rapide de l’utérus et de ses annexes.

Toubibadakar

Crédit photo: Dr Abdoulaye DIop

Le kit pelvix : pour la rééducation périnéale

Après un accouchement, même par césarienne, il est fréquent de constater un relâchement du périnée avec l’apparition de petites fuites urinaires à l’effort ou d’une sensation d’élargissement du vagin.

Certaines femmes constatent aussi, sans oser en parler, des bruits vaginaux gênant lors des rapports sexuels appelés pets vaginaux assez incommodants.

Dans le pire des cas et après plusieurs accouchements, on peut au maximum noter une descente de certains organes dans le vagin appelée prolapsus.

Ces phénomènes sont dus à un relâchement du périnée, un ensemble complexe de muscles fermant le bas du tronc et soumis à rude épreuve durant toute la vie obstétricale: accouchement, épisiotomie, déchirure, constipation etc.

Remuscler son périnée âpres chaque grossesse est indispensable pour éviter ces troubles cités.

La rééducation périnéale est scientifiquement reconnues et vaut mieux que les techniques de décoctions et autres herbes à mettre dans le vagin pour soit disant le refermer et qui en réalité ne sont que sources d’infection et autres complications.

La rééducation périnéale peut se faire de différents manières et une panoplie de dispositifs est mise à disposition de la femme.

Aujourd’hui nous vous parlerons du kit pelvix.

A mi-distance entre les cônes vaginaux et les boules de geishas, le pelvix est un dispositif servant pour la rééducation périnéale.

Ce dispositif contient un cône creux dévissable et 3 boules semblables à des boules de geisha: une de 9 g, une de 17 g et une de 34 g.

Le principe de fonctionnement du pelvix est:

– d’abord d’introduire le cône vide et le maintenir en place pendant 1/2 heure à 1h pendant un activité physique,

– puis dans le 2eme temps, mettre le cône avec la boule de 9 g et d’essayer de la maintenir en place,

– dans un 3ème temps, la boule de 17 g sur le même principe,

– ensuite la troisième boule de 34 g sera introduite dans le cône,

– et enfin la dernière étape, les boules de 9 et 34 g seront mises dans le cône.

En mettant ces poids différents et en arrivant à les maintenir à place, on renforce naturellement la musculature du vagin et du périnée en entier.

En quelques semaines d’utilisation, les troubles liés au relâchement disparaissent.

Peu connu du public, le pelvix est un instrument médical fiable recommandé par les gynécologues et kinésithérapeutes.

A voir : un tutoriel vidéo

Dr Abdoulaye Diop

Toubibadakar

Quand l’excision tue….

Témoignage d’une excisée qui a perdu sa jumelle lors de l’excision.

Je suis née dans une famille très conservatrice, et je suis orpheline de mère.

Ma grand-mère paternelle a représenté la mère, dans la vie de ma jumelle et moi.

A l’âge de 10 ans, alors qu’on pensait y aller pour voir la famille, nous sommes allées au fouta pour y être excisées. Nous avons été mises à l’écart pendant plusieurs semaines à être formées pour devenir de bonnes maîtresses de maison avant de passer à l’épreuve finale qui se trouve être l’excision.

Je ne pourrais jamais oublier ce jour, ma sœur était la première a y passer suivie par moi et 3 autres cousines.

Elle a été maintenue par deux femmes qui n’avaient malheureusement pas assez de force pour l’empêcher de bouger, elles l’ont quand même excisé et elle a été blessée parce qu’elle gigotait beaucoup et à commencer à saigner en abondance.

Ces sorcières l’ont laissé de côtés afin de continuer avec nous en nous disant que si nous ne nous laissons pas faire nous allons subir le même sort que ma sœur.

J’ai été excisée ensuite en regardant ma sœur se vider de son sang, elle m’ont enlever l’intégralité de mon clitoris avant de me recoudre en laissant un ridicule petit trou pour nous empêcher d’avoir des relations sexuelles en dehors du mariage.

Avant la fin ma sœur avait déjà rendu l’âme ne pouvant plus supporter la douleur et vide de son sang.

Je ne me remettrai jamais, cet acte m’a enlever tout ce que j’avais de plus cher et aujourd’hui je leur en veux encore, comme si cela c’était produit hier.

Anonyme

Lutte contre l’excision: témoignage philosophico-social: quand la l’imposition sociale affecte la sexualité

Née dans les années 77 à Ziguinchor, je n’avais aucune chance d’échapper a l’excision, c’était un must point final.

Et je trouve amusant quand j’y pense qu’il arrivait que tu souhaites passer cette épreuve car synonyme d’acceptation dans la cour des grandes, les jeux entres petites filles étaient toujours dirigés par des aînées et tu t’entendais dire “tu es souillée”, quand il fallait prendre le bain ensemble après avoir mouillés nos habits sous la pluie, tu voyais la porte des toilettes fermées sous ton nez car tu n’as pas encore séjourné dans “la chambre du respect” au delà de l’acte, elle servait à façonner l’éducation des petites filles axés sur le respect fondamental des parents et des aînés, malheur à celles qui étaient connus têtes de mules.

Ma grand-mère, paix à son âme, me fît exciser, bien que n’ayant jamais était à l’école, elle mettait un trait d’honneur à ce que j’aille à l’école tous les matins et le soir que j’apprenne mes leçons et fasse mes devoirs, je peux pas en vouloir à cette femme car si elle était de notre époque, elle n’aurait pas toléré telle pratique, elle ne savait pas et personne ne savait dans les années 83 il n’ y avait aucune sensibilisation sur l’excision et ses conséquences.

J’avais 6 ans, un matin dame l’exciseuse (je me demande si le terme est correct) arriva à la maison et certaines de mes camarades de jeux du quartier furent amenées et nous voilà devenues “acceptables “ car au-delà de la douleur, nous étions aussi habitées par un sentiment de fierté, ignorantes et innocentes.

Aujourd’hui mon témoignage veut lever la voile sur ces vérités passes partout comme quoi la femme excisée est frigide.

Certes nous avons eu à subir une injustice qui a tout égard est handicapant, je n’ai jamais pu accepter le cunnilingus, cette partie de mon corps est la seule qui me fasse sentir mal dans ma peau car incomplète à mes yeux mais j’ai combattue pour qu’elle n’inhibe pas la femme que je veux être, celle là même qui peut jouir d’une sexualité épanouie, qui peut donner du plaisir et en avoir.

La sexualité requiert un apprentissage, elle ne saurait passer sans l’apprentissage de notre propre corps et son acceptation, de me rendre à l’évidence que mon plaisir doit passer par un autre organe que le clitoris, on aura fait un pas. Nombreux sont celles qui se créent un obstacle “j’ai été excisée, je peux pas avoir du plaisir “.

Mesdames j’ai eu à côtoyer des amies qui n’ont pas été excisées mais ne savent pas c’est quoi avoir de l’orgasme, j’en ferai pas une généralité mais il y a lieu de se poser des questions.

Aujourd’hui je me suis mariée, mère de famille,si j’ai pu gagner cette confiance en moi en refusant très fort que ce chapitre sombre de mon enfance puisse ternir ma vie de femme adulte, celle la même qui me définie, c’est un choix.

Un soir après 6 mois de mariage, je demande à mon mari “tu as déjà fait l’amour à une femme excisée” il me répondît je vais la trouver où?…

j’avoue que je garde secret cette parenthèse de mon enfance, c’est juste pour vous dire combien on peut changer un obstacle en une force et la finalité est l’épanouissement.

Loin de moi l’idée de donner du crédit à ces pratiques, je les vomis au plus profond de mon être, j’ai des filles et j’ai été claire avec ma famille, même ma propre maman je n’hésiterai pas à la traîner en justice..

Notre bonheur si minime soit-il dépend de nous, allons à sa recherche.

Anonyme

Lutte contre l’excision: quand l’excision complique l’accouchement et la vie sexuelle

Témoignage d’une femme qui a été excisée.

Témoignage pour se libérer !

Merci de nous donner l’occasion de nous libérer de ces moments douloureux que nous avons traversé dans l’enfance.

Moi je suis ivoirienne, je viens de l’ouest où la pratique de l’excision continue toujours, c’est vraiment déplorable.

Je me souviens de cette expérience comme si c’était hier :
Nous étions au village nous avons assisté à une cérémonie de « fête des excisées ». Cela était tellement intéressant que quand on nous disait qu’on devrait être excisées nous aussi, cela était vraiment une joie pour moi, j’ignorais que ça serait un moment très marquant de ma vie.

L’année qui a suivi, j’avais 9 ans, pendant les vacances, on nous a amenées dans un lieu retiré de la ville.

Nous étions 9 filles, des petites et des plus grandes. Des femmes sont venues nous chercher, les unes après les autres, avec des chants dont elles seules connaissaient la signification.

Une fois arrivée sur les lieux de l’excision, une femme commence à te déshabiller, elle porte un pagne sur la tête.

Ensuite elle ôte le pagne, là, j’avais vu le sang sur le pagne mais je ne comprenais pas d’où ça venait.

Les moments qui ont suivi ne s’expliquent pas, c’est indescriptible, ça se vit mes sœurs.

Les premières urines après l’excision, je ne vous dis pas la douleur que c’est…

Et comme si ça ne suffisait pas, le lendemain, quand elles sont venues nous chercher pour les soins, elles ont déclaré que je n’étais pas bien excisée, qu’il y avait encore un reste de clitoris.

On invita encore la matrone à venir m’exciser une 2eme fois ! Dans la même plaie !

J’étais vraiment dégoûtée. L’excision a eu des persécutions sur ma vie…

Par exemple pour l’accouchement : ma gynécologue me déchirait chaque fois que je devais accoucher, parce-que j’étais excisée.

Mon 3eme bébé est né prématuré ce qui a fait que j’ai été épargnée.

Côté sexuel, aucun plaisir. Mon mari trouve que je suis sèche à tout moment.

Il m’arrivait de demander à d’autre soeurs : « comment on ressent du plaisir ? » parce que je n’en ai aucune idée. C’est dommage.

J’ai vraiment essayé de toute mes forces de surmonter ce traumatisme et de vivre une vie normale, sans m’attarder sur cela.

J’ai remarqué qu’un petit bout de clitoris est resté. Je dis bien « petit »et là, souvent je sens un peu de plaisir ! Je me contente de cela, même si c’est pas à tout moment que je le ressens.
C’est vraiment triste.

Excusez-moi pour la longueur de mon témoignage mais je veux dire que nous avons subi  la pire des méchancetés, nous avons été victimes avec ces pratiques.

J’ai décidé de sortir de mon silence.

Merci de partager cela avec mes sœurs.

Anonyme

 

 

L’excision : un acte d’une violence inouïe

L’excision est une coutume, c’est aussi un acte cruel, d’une violence inouïe.
A l’occasion de la journée mondiale contre les mutilations féminines, voici le témoignage d’une femme qui se souvient du jour où elle a été excisée.
Âmes sensibles s’abstenir.

« Quand j’ai réussi mes examens de fin d’études élémentaires, je n’attendais qu’une seule chose : recevoir des cadeaux, des cadeaux, et encore des cadeaux !

Je pensais déjà au CEM où je devais continuer mes études. Je pensais à mes nouveaux camarades de classe, au nouveau programme… Je me prenais déjà pour une grande. J’adorais déjà ma nouvelle vie et je m’attendais à vivre des choses exaltantes. J’attendais la rentrée des classes avec impatience. Normal me direz-vous.

Mais c’était sans compter avec les membres de ma famille, qui voulaient me gâcher mes vacances.

Un soir, avant de me coucher, je m’en souviens comme si c’était hier, une de mes cousines m’a dit : « on va aller chez grand-mère demain, néna daf la nama« (NDLR: elle a de la nostalgie).
J’ai sautillé comme un cabri, trop contente d’aller voir grand-mère ! On s’adorait.

Le fait de se réveiller très tôt le lendemain matin m’a quand même un peu titillé l’esprit :

– Pourquoi à 6h du matin pour prendre un taxi ? Grand-mère n’habite pas loin.

– Non juste, on va t’acheter des habits, mais avant on passe chez une amie de la famille.

L’amie en question c’était l’exciseuse.
Une bonne femme qui avait l’air pourtant gentille, rassurante. Mais dès que j’ai mis les pieds dans cet endroit qui se trouve derrière le quartier de la médina, mon sang s’est figé.
Je me suis senti prise au piège. Prise comme un rat. Je ne parlais plus. Mon esprit refusait de fonctionner, comme si je n’en avais plus. J’avais un mauvais pressentiment.

Il était 6h30 du matin à notre arrivée. Comme pour nous laisser le temps de nous habituer à cette nouvelle maison qui serait notre demeure pendant quinze jours, personne ne nous adressait la parole. Je n’étais pas seule, j’avais remarqué la présence d’autres filles, certaines plus âgées que moi (j’avais 12 ans), d’autres plus jeunes.

Nous étions dans un silence total, nous ne nous parlions pas. Nous observions le va-et-vient des femmes qui s’agitaient comme des fourmis dans une ruche. Cela n’augurait rien de bon.
Je regardais les filles partir, on les emmenait derrière un bâtiment, mais je ne les voyais pas du tout en sortir. J’ai cru entendre des cris, mais j’ai pensé que c’était mon imagination qui me jouait des tours.

A 9h, une dame est venue me trouver et elle m’a demandé de la suivre, ce que je fis. Je me suis retournée pour regarder ma cousine, mais elle a détourné rapidement la tête. J’ai eu peur. Alors que j’entrais dans le bâtiment, j’ai commencé à frissonner.

Il y avait des femmes debout qui m’attendaient. L’une me demanda de danser, et elles frappaient toutes des mains. Et j’ai dansé, comme une folle. Je pensais que j’allais libérer toute cette peur, mais en fait elle se décuplait… Pourquoi se tenaient-elles toutes autour de moi comme pour m’empêcher de fuir ?

Celle qui est venue me chercher m’a demandé de me déshabiller, puis de m’allonger.

– Mais pourquoi ?

Elle m’a répondu avec le sourire : « Dara loy ragal ? Djiguéne dafay niémé, khana bougou lo am dieukeur ack dom ? (NDLR: de quoi as tu peur? Une femme doit être courageuse, ne veux tu pas avoir un mari et des enfants?).

J’ai répondu « si  » avec un sourire crispé.

Elle a repris : « Alors couche toi, maintenant. Tu es une grande fille. Daniou lay djangal reck. » (NDLR: on va juste t’apprendre).

Dès que je me suis allongée, trois femmes m’ont saisi la jambe droite et l’ont maintenue au sol, et trois autres ont fait pareil pour la jambe gauche. Là, j’ai commencé à paniquer. Une autre me tenait la tête bien fermement, elle était la plus forte. Et là, celle en qui j’avais confiance et que j’ai suivie dans ce lieu s’est assise. Je l’ai vu se pencher sur moi avec la lame en me disant «  li dou dara djongou la reck » (NDLR: ce n’est rien cela, c’est juste une excision) et avant que je ne comprenne ce qui se passait, j’ai senti cette lame qui me coupait le clitoris.

Je la sens encore cette lame, 35 ans après, je la sens encore, me couper une partie de ma féminité, ma chaire, mon intimité.

Il suffit que j’entende parler de l’excision pour croiser mes jambes.

Mes cris… On les entendait. Personne ne pouvait les ignorer, mais tous on fait semblant de ne pas m’entendre.

Quelle barbarie cette coutume !

Après m’avoir coupée, la dame, toujours le sourire aux lèvres, m’a aidée à me relever et m’a emmenée dans les toilettes.
J’ai cru que j’allais me vider de tout mon sang, il y en avait partout, je pleurais. Je pleurais de rage.

Je pleurais et je lui demandais sans cesse « lou takh guéne deef ma ni ? » « lane la léne deff  ? » (NDLR: pourquoi vous m’avez fait cela? Que vous ai-je fait?).

Et elle : « mais non boul wakh lolou, c’est pour ton bien. Kharal ba gua am dieukeur. » ( NDLR: mais non ne dis pas cela, c’est pour ton bien. Tu comprendras quand tu seras mariée.)

Et moi de lui répondre : « Bougou ma am dieukeur té dina léne bollé sama mame« (NDLR: je ne veux pas avoir de mari et je vous dénoncerai à ma grand-mère.)

La dame souriait toujours. J’avais très mal. Je pouvais à peine marcher.

Ensuite, on nous a emmenées dans une case ou nous devions passer les 15 prochains jours à l’abri des regards des hommes, à manger du riz arrosé à l’huile de palme. Quinze jours que je n’oublierai jamais. Les soins y étaient à base de feuilles de je ne sais quelles plantes.

À ma sortie, j’avais acquis une grande force de caractère, mais j’avais surtout envie de tuer toutes les personnes qui s’approchaient de moi. J’étais en rage.
Je suis allée voir ma grand-mère, j’ai été surprise de savoir qu’elle était au courant, même si elle n’approuvait pas…

Plus tard, au lycée, j’ai presque eu du mal à passer mes examens comme le Bfem, le baccalauréat. Comme si les choses risquaient de se répéter, je craignais qu’il puisse encore m’arriver quelque chose de cruel. Dans ma tête, c’était : « si tu réussis, il t’attend quelque chose de plus dur encore« .

Je suis vieille maintenant, mais je garde toujours ces souvenirs vieux de 35 ans dans ma tête.

La barbarie de l’excision doit disparaître de la surface de la terre.

 

 

Témoignage recueilli par Toubibadakar

 

 

 

 

7 femmes, 7 témoignages de d’abus sexuels dans l’enfance….

Ma publication sur les « tontons pédophiles » semble avoir donné du courage à certaines personnes qui ont subit des agressions sexuelles durant leur enfance et j’ai reçu plusieurs témoignages.

Avec leur permission, je poste en anonyme 7 témoignages sur la cinquantaine que j’ai reçu par messagerie privée.

7 femmes, 7 témoignages de d’abus sexuels dans l’enfance….

20 ans ou plus après, la douleur reste aussi vive et le traumatisme ineffaçable!

Avec leur permission: voici leurs récits:

Âmes sensibles s’abstenir…

 

Témoignage 1: Témoignage de ce traumatisme dans ma tendre enfance.

« A l’âge de 9 ans étant une jeune fille précoce patta, j’ai été abusé par mon propre cousin qui jouait le rôle de répétiteur pour nous.

Mon papa voyageait beaucoup ainsi que ma mère qui était partie rendre visite à ma grande mère. On était toute seule avec la bonne.

Malgré que j’avais bien récité ma leçon et fait les devoirs, il n’hésitait pas à me taper et me dire que je l’ai pas bien fait pour trouver une excuse pour me mettre au coin dans sa chambre.

Et c’est là que tout a commencé: les attouchements et pour finir la pénétration!

j’étais terrorisée et mes notes commençaient à chuter.

J’avais un papa un peu observateur qui a su me mettre à l’aise et je me suis confié que l’autre me fait ça et la….

J’ai vu des larmes couler sur son visage et il se disait que c’était de sa faute vu qu’il était médecin avec beaucoup de charge de travail.

Un clin d’œil à tous les papas médecin, mes héros.

Depuis que je suis dans le système de santé, j’ai su ce que tu as enduré papa, tu es et tu resteras mon héros!

Aujourd’hui, je suis une femme mariée mais j’ai eu du mal à consolider une relation.

Alhamdoulilah, Dieu a mis sur mon chemin un homme extraordinaire qui a su m’accepter et m’épauler et on est arrivé à avoir une vie sexuelle épanouie.

Chers parents, surtout les mamans, ce n’est pas en terrorisant vos enfants avec des menaces qu’elles vont s’ouvrir à vous ! Soyez les meilleures amies de vos filles pour qu’elles puissent se confier à vous »

 

Témoignage 2: Même « oubliée », la douleur revient…

« Il y a pas si longtemps que ça une amie d’enfance avec qui j’ai grandi dans le même quartier à deux rues ,m’a invité à son mariage.

On s’était perdu de vue depuis le bac et j’étais enthousiaste à l’idée de la revoir.

Le jour de son mariage, nous sommes toutes parties au salon pour se faire belles.

Dès qu’on est entré dans la cérémonie, j’ai aperçu l’oncle de ma copine!

Toute de suite,j’ai eu des frissons!

J’ai tout de suite senti du dégoût et de la profonde tristesse, je savais pas pourquoi.

Je n’arrêtais pas fixer cet homme tellement grand et devenu plus vieux avec son boubou et son bonnet.

Je me suis souvenu enfin de ses caresses, de ses mots bizarres quand j’étais petite….

Il s’arrangeait toujours pour venir à la maison quand il n’y avait personne.

J’étais petite et je savais pas ce que tous ces gestes venant d un homme signifiait.

Maintenant que je suis mariée, je sais ce que voulais dire tout ca .

Des bisous, des  » viens que je te prenne dus mes jambes, ou tenir par les reins ou viens faire la sieste…. »

Heureusement, l’irréparable n’est jamais arrivé et peut être qu’il ne pouvait pas aller jusqu’au bout mais, je suis sûre que s’il avait plus de temps et d’occasion,ce truc dur que je ressentais allait entrer plus loin.

J’avais refoulé tout ça dans ma tête, un dénis complet jusqu’à ce jour ou l’on s’est recroiser après tant d’années .

Arrêtez svp et laissez les enfants tranquilles !!!
Plus de vigilance des parents surtout! 

Témoignage 3: une échappée belle

«J’ai lu ton post le thème est plus qu’intéressant.

On a tous plus ou moins rencontré cela dans notre petite enfance.

Me concernant c’était un voisin dans notre village qui avait profité du fait que ma mère discutait avec sa sœur pour m’appeller et me demander de le suivre car il devait me remettre quelque chose.

Arrivé dans sa chambre, le salaud a descend son pantalon et exhibe son anaconda dressé et m’a demandé de toucher!!!

Je fus plus rapide qu’Hussein Bolt malgré le fait que j’étais une bouboule ronde !!!

Je n’avais que 9 ans mais c’est resté dans mon esprit!!!

Il devait être exhibitionniste ce zèbre!

 

Témoignage 4: l’horreur absolue !!!!

« J’avais 7 ans quand cela a commencé et cela a durée 2 bonnes années….

C’était mon oncle…..

Il avait des rapports sexuelles avec moi….

Le premier jour, c’est comme si on m’avait mis du piment à l’intérieur comme à l’extérieur de mon vagin.

Je faisais tout pour que personne n’en sache rien.

J’avais tout le temps mal au corps.

J’ai failli me donner la mort pour que cela cesse car je n’en pouvais plus.

Un jour, il m’a collait la paix en se tournant sur une plus petite que moi.

Ce fut très très dur.

J’ai du faire un travail psychologique sur moi pour accepter déjà ce qui m’était arrivé.

J’étais devenue femme malgré moi: 
J’ai commencé à voir les règles à l’âge de 9 ans

J’ai fuis les hommes pendant des années.

Mais, par la grâce de dieu et par la grâce d’une de mes tantes qui avait vécu la même chose tout est fini! 
Elle m’a aidé à avoir confiance en moi en me disant: dans la vie,il faut savoir faire des choix:soit tu gâche ta vie à cause de ce vaut-rien ou tu avances pour pouvoir fonder une famille et être heureuse.

Au début de mon mariage, je ne ressentais absolument rien quand je faisais l’amour avec mon mari.

J’ai du en parlé avec mon ancien gynéco qui est décédé maintenant.

Il m’a beaucoup soutenu dans cette étape de ma vie.

Là, j’arrive à avoir des rapports sexuelles et à avoir du plaisir.

Mais aussi j’aide beaucoup de fille qui se sont confiées à moi en leur remontant le moral.
En tout cas une chose est sûre: les tontons saï saï font des ravages juste pour leur plaisir.

Je stresse grave pour ma fille

Je n’ai jamais accepté que son père lui changé sa couche.

Et je ne dormais plus quand il m’a pris les enfants de force. J’ai vécu 4 mois pendant lesquels j’ai failli devenir dingue à cause de ce stress.

………….

Ma question est la suivante: comment je-dois faire pour gérer le stress que je vie pour mes enfants? je n’ai confiance en personne!! »

 

Témoignage 5: quand le secret médical fait obstacle: témoignage d’un collègue confronté à ce cas

« Cher confère, j’ai un cas d’abus sexuel à partager.

Il s’agit d’une fillette de 16 ans que j’ai reçue en consultation accompagnée de sa mère.

Le motif de consultation était l’apparition d’un goitre. Aussitôt j’ai compris qu’ il y avait un problème psychosocial.

J’ai demandé à la maman de sortir pour prétexte que je devais examiner la fille.

J’ai continué l’interrogatoire et je sentais que la fille avait un secret à partager mais elle hésitait à parler et je lisais une gêne sur son visage.

Je me suis déplacé de mon siège pour venir s’asseoir à côté d’elle pour la rassurer qu’aucune information ne sortirait de ce bureau.

C’est après quelques minutes qu’elle a accepté de me dire que son grand frère de même père et de même mère l’a violé le jour de la Tabaski (NDLR: Aïd El Kébir) quand toute la famille était sortie pour saluer les voisins !!!

Elle venait de prendre son bain et une fois dans la chambre enfant avec juste son pagne autour du corps que le grand frère a sauté sur elle et abusé d’elle.

Après son forfait, le grand frère l’avait menacé de mort si jamais elle le dénonçait.

Je lui ai demandé pourquoi elle ne voulait pas en parler à ses parents.

Elle répondit que ses parents n’allait pas croire la et qu’ils risquaient de la frapper.

Le bilan sanguin a confirmé l’hyperthyroidie et elle répondait positivement au traitement jusqu’à une stabilisation clinique et biologique.

Lors d’un rendez-vous, je lui ai demandé si elle en n’a toujours pas parlé à quelqu’un et là, elle m’a dit qu’elle s’en était ouverte à sa grande sœur mais celle là lui avait demandé de garder le silence.

Donc, jusqu’au dernier rendez-vous la mère ne savait pas ce qui s’était passé même si elle était contente de l’évolution favorable du traitement.

La fille était plus souriante au fur des rendez-vous mais je doute qu’il puisse avoir une cicatrisation complète de ce traumatisme.

Ai-Je bien fait pour ne pas avoir dénoncé le grand frère à ses parents ou à la gendarmerie ? »

 

Témoignage 6: la politique de l’autruche des familles

« Je suis une jeune fille malienne de 21 ans d’apparence très sûre d’elle mais au fond c’est pas pareil.

J’avais 10 ans quand un homme a eu des attouchements envers moi et pour la première fois, j’ai vu la virilité d’un homme chose que j’ignorais et depuis j’ai une peur bleue du sexe opposé !

J’avais 18 ans quand j’en ai parlé à ma maman et mes sœurs et elles l’ont tellement banalisé que j’en suis tombée malade

Au jour d’aujourd’hui, je suis encore vierge et j’arrive pas à être tranquille avec un homme ce qui fait que mes relations amoureuses sont chaotiques et je me demande si un jour je serai heureuse dans un ménage car j’ai vraiment peur de me faire toucher par un homme !

J’ai l’impression qu’en Afrique le traumatisme est réservé aux autres pas à nous… »

 

Témoignage 7: le pire: avoir été abusé par 3 adultes et rejeté par son mari !!

« Moi ce n’est même un seul mais plusieurs abus sexuels.

Ça a commencé à l’âge de 11 ans: le maître qui me donnait des cours particuliers a abusé de moi.

Il mettait sa main dans mon sexe et y faisait tout ce qu’il voulait et j’avais peur de lui.

Mon professeur en 6ème  lycée a fait la même chose quand on faisait des cours particulier : comme nous étions nombreuses, il m’obligeait à m’asseoir près lui et faisait la même chose: il m’obligeait à mettre ma main dans son pantalon.

il me traumatisait et c’était à chaque cour comme pour mon maître coranique

La même chose est aussi arrivé avec le frère de la co-épouse de ma mère aussi.

En devenant adulte et en étant passé par tout cela, maintenant je les déteste et ce sont des souvenirs qui me marqueront à jamais.

J’ai vécu une enfance mouvementée et je croyais que j’étais toujours vierge mais à ma grande surprise le jour de ma première fois avec mon mari je n’étais pas vierge.

J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps jusqu’à présent cela me fait mal et je n’avais raconté cette histoire.

Quand à mon mari, je lui ai expliqué les scènes d’abus sexuels mais, le plus dure dans tout cela c’est qu’il croit que jetais juste dévergondée!!!

Vous comprenez? C’est dur ! excusez moi d’être longue.

Ne jamais laisser son enfant seul avec qui que soit ayez le temps de discuter avec vos filles puisque moi je ne vivais pas avec ma mère »

 

Ces abus peuvent avoir une répercussion sur la vie sentimentale et sexuelle de ces personnes au point même de leur empêcher d’avoir du plaisir ou d’avoir un comportement paradoxal frisant la débauche.

J’encourage les personnes ayant été victime de ce genre de trauma d’en parler à leur médecin ou à une personne de confiance pour surmonter le stress post-traumatique.

Se taire n’est pas la solution !

Bon courage

Toubibadakar

Garçon ou fille ? Peut-on choisir le sexe de son bébé ?

Bien des couples auraient bien aimé pouvoir choisir à l’avance le sexe de l’enfant à naître mais, malheureusement, c’est le hasard qui s’occupe de distribuer les sexes.

La 1ère chose à savoir est que le sexe de l’enfant dépend de son père : tous les ovules sont porteurs du chromosome X alors que les spermatozoïdes peuvent être porteur du chromosome X ou du chromosome Y.

Pendant la fécondation : si c’est un chromosome X qui pénètre dans l’ovule, l’enfant à naître sera une fille (XX) alors que, inversement, si c’est un chromosome Y qui assure la fécondation, on aura un garçon (XY).

Donc, votre mari (et votre belle famille) n’ont qu’à s’en prendre à votre mari si vous n’avez « que des filles » car ce n’est pas du tout de votre faute mesdames.

A l’échelle de l’humanité, il naît autant de garçons que de filles chaque année malgré le fait qu’à l’âge adulte, il existe plus de femmes que d’hommes à cause de multiples raisons (guerres, style de vie inconscient des hommes, etc).

Il est toutefois possible de chosiir le sexe de son enfant grâce soit à des moyens technologiques très avancés et donc très chers et peu accessibles au grand public ou par des recettes maison peu onéreuses mais pas garanties à 100%.

Les méthodes modernes

Tout d’abord pour les techniques de pointe, elles sont très vraiment très pointues et extrêmement chères et réalisées dans le cadre de la PMA, la procréation médicalement assistée:

– La technique infaillible pour choisir le sexe du futur bébé est de faire le diagnostic pré-implantatoire (DPI) qui est une technique de dépistage des anomalies chromosomiques sur les embryons obtenus par fécondation in vitro (FIV) avant leur transfert dans l’utérus de la mère. Le sexe chromosomique de l’embryon est ainsi déterminé et le couple pourra choisir le sexe à implanter.

Ce DPI ne sert pas à l’origine à cela mais sert surtout à détecter des anomalies chromosomiques liées au sexe. Cette méthode est fiable à 100% mais coûte extrêmement cher !

– La seconde méthode pour choisir le sexe est le tri des spermatozoïdes : il est possible par une technique appelée tri cytométrique et basée sur la fluorescence différente des spermatozoïdes X ou Y. Grâce à ce tri, on pourra choisir le spermatozoïde désiré pendant la FIV pour avoir un garçon ou une fille. Cette technique est fiable à 80 à 90%.

– La dernière méthode est la sélection par la vitesse de déplacement des spermatozoïdes : les spermatozoïdes X sont à priori plus lourds et donc se déplacent moins vite. Ainsi, lors de la FIV, on choisira les plus lents pour avoir une fille ou les plus rapides pour avoir une fille.

Cette technique n’est pas garantie et ressemble un peu aux méthodes maison.

photo avec l’aimable autorisation de pixabay.com

Les méthodes-maison

Elles sont simples, peu onéreuses, applicables par tout le monde mais ne sont pas garanties à 100% et sont même parfois anecdotiques.

Elles se basent sur plusieurs théories plus ou moins consensuelles:

1. Tout d’abord la théorie de Shettles, qui dit que les spermatozoïdes Y sont plus rapides mais vivent moins longtemps, alors que les spermatozoïdes X sont plus lents mais ils vivent plus longtemps.

De ce fait, plus le rapport sexuel fécondant est proche de l’ovulation, plus vous avez des chances que les Y arrivent en premier pour féconder l’ovule.

A l’inverse, si le rapport sexuel a lieu à distance de l’ovulation, les Y risquent d’arriver trop tôt, de ne pas trouver l’ovule, ils vont ainsi mourir, laissant la place aux X arrivés plus tard pour féconder l’ovule.

En pratique, pour une période féconde de 5 jours, les rapports sexuels durant les 3 premiers jours de fécondité augmentent les chances d’avoir une fille tandis que les rapports la veille, le jour et le lendemain de l’ovulation donneraient plutôt des garçons.

Cette même théorie de Shettles dit aussi que la position du missionnaire favorise les chances d’avoir une fille. Je ne sais pas trop pourquoi !

Encore une fois, il ne s’agit pas d’une fiabilité absolue même si la plupart des médecins y adhèrent… tandis que la théorie de Whelan dit exactement le contraire !

2. L’alimentation influencerait aussi le sexe du futur bébé. Selon cette théorie, l’alimentation d’une femme durant les semaines qui précèdent la conception peut rendre son organisme plus enclin à accepter les spermatozoïdes X que les spermatozoïdes Y ou le contraire.

– Les aliments pauvres en sodium, le riz, des biscuits, le pain à faible teneur en sodium, les œufs, les légumes et les fruits peuvent vous aider à avoir une fille.

– A l’inverse, les céréales riches en potassium, le saumon, la banane, les noix, les champignons, les patates, le thon augmenteraient les chances d’avoir un garçon.

Vous pouvez donc faire votre choix de régime en prenant quand même la peine de voir avec votre médecin si ce régime est compatible avec votre état de santé.

Ces méthodes, sans engagement médical, valent le coup si vraiment vous voulez augmenter vos chances d’avoir le garçon ou la fille tant désiré-e à moindre frais.

Le plus important reste tout de même d’avoir un enfant en bonne santé au final, peu importe le sexe !

Alors, partagez avec nous votre expérience de choix de votre bébé et … bon appétit !

Toubibadakar

Homme/femme : l’indispensable complémentarité au commencement de la vie

Nous savons tous qu’au commencement de la vie, l’ovule doit être fécondé par un spermatozoïde pour que l’œuf fécondé soit la 1ère cellule qui donnera le corps humain entier.

Ce que la quasi-totalité des gens ignorent c’est que, en réalité, au niveau cellulaire, l’homme a besoin de la femme pour avoir un pouvoir fécondant et que la femme a tout autant besoin de l’homme pour être féconde !

Photo avec l’aimable autorisation de publicdomainpivtures.net

Explication :

Les spermatozoïdes ont besoin de traverser une étape indispensable pour avoir leur pouvoir de fécondation : on appelle cela la capacitation.

Cette capacitation c’est le contact du spermatozoïde avec la glaire cervicale de la femme qui active la tête du spermatozoïde pour qu’elle devienne capable de chercher, trouver, et pénétrer dans l’ovule.

Un spermatozoïde n’ayant pas eu de capacitation c’est comme un courrier sans adresse : il est peu probable que ce courrier arrive à son destinataire, même avec le meilleur des facteurs.

Sans cette capacitation, le spermatozoïde n’a donc aucun pouvoir fécondant.

Mieux encore, une glaire cervicale de qualité permet aux spermatozoïdes de vivre pendant 4 jours alors que, sans glaire, ou avec une glaire de mauvaise qualité, la durée de vie de ces spermatozoïdes ne dépasse pas 6h.

Chez la femme aussi, lors de l’ovulation, l’ovule émis n’a en réalité pas terminé sa maturité et est simplement ce que l’on appelle un ovocyte 2. Cet ovocyte 2 n’est pas mature.

Il faut obligatoirement qu’un spermatozoïde pénètre dans l’ovule lors de la fécondation pour que cet ovocyte 2 termine sa maturité et se transforme en ovule dont le noyau fusionnera quelques instant après avec le noyau du spermatozoïde pour justement donner l’œuf qui est la 1ère cellule du corps et le début de la vie !

Moralité: la fertilité est, au plus profond et au plus intime de la création, une affaire de couple homme/femme : jamais l’un sans l’autre !

Alors, messieurs, accompagnez vos épouses à la consultation de fertilité car elles vous aident à devenir vous-même!

Vice versa !

Photos avec l’aimable autorisation de pixabay.com

Qu’on se le dise !

Toubibadakar