Les pertes blanches chez la femme enceinte

Les pertes blanches sont des sécrétions physiologiques ou sortent du vagin.

Elles peuvent parfois être aussi un signe de déséquilibre ou d’infection vaginale.

Chez la femme enceinte, il faut être particulièrement attentif à ces pertes car elles peuvent compliquer la grossesse.

Une vidéo explicative de ces pertes chez la femme enceinte.

Crédit image: pxhere.com

Toubibadakar

Pénurie du vaccin antitétanique à Dakar??? Inadmissible !!!!!

Depuis quelques semaines, il est quasiment impossible de trouver une dose du vaccin antitétanique communément abrégé VAT a Dakar.

Cette VAT fait partie des vaccins recommandés par l’OMS chez la femme enceinte pour protéger le futur bébé contre le tétanos.

Pour rappel, le tétanos est une maladie infectieuse grave, mortelle à 100% lorsqu’elle est déclarée et due à un microbe particulier appelé Clostridium tetani.

La femme enceinte doit recevoir deux doses de cette vaccination à un mois d’intervalle pour développer suffisamment d’anticorps pour protéger son bébé. Pour être protégée à vie, elle doit recevoir une 3ème dose, 6 mois après la 2eme dose et une 4eme dose sera administrée 1 an après la 3ème dose.

Le tétanos se contracte par une blessure accidentelle par un objet souillé, le plus souvent rouillée ou par l’utilisation d’instruments comme des ciseaux insuffisamment stérilisés.

Dans les pays développés, la généralisation de la VAT a permis d’éradiquer quasi totalement le tétanos.

Il est aisé de comprendre alors que cette pénurie de VAT pourrait être potentiellement très dangereuse pour notre population et surtout pour les enfants.

Cette pénurie serait-elle due à un arrêt de la production du vaccin ou à un retrait de l’AMM (autorisation de mise sur le marché), ou à de nouvelles recommandations interdisant le VAT ou juste à un défaut d’approvisionnement des pharmacies?

Quoiqu’il en soit, la sonnette d’alarme doit être tirée et les autorités en charge de la santé publique et de l’approvisionnement en médicaments devraient s’occuper sérieusement de cette question avant que des cas de tétanos de soient constatés surtout dans le monde rural si on connaît les conditions de vie parfois difficile de nos braves femmes dans les champs.

5 mois après une 1ere alerte sur la situation n’est non seulement pas réglée, mais elle a empiré car, certains centres de santé n’en n’ont plus et d’autres refusent de faire le vaccin aux patientes n’ayant pas été suivies chez eux. !!!

Il est bon de rappeler que même si une patiente est suivie en privée, elle a le droit de faire ses vaccins dans une structure publique sans stigmatisation.

Les autorités devraient aussi se pencher sérieusement sur le problème et le résoudre avant que des cas de tétanos, qui est, rappelons-le, une maladie mortelle à 100%, ne soient enregistrés.

A bon entendeur…..

Toubibadakar

Connaissez vous l’hystérosonographie et l’HyFoSy ?

L’hystérosonographie est un examen échographique permettant de mieux explorer la cavité utérine qu’une échographie classique.

Elle consiste à introduire du liquide physiologique à l’intérieur de l’utérus par un cathéter introduit par le col et à faire l’échographie pendant l’injection du liquide physiologique.

La présence du liquide dans la cavité utérine va permettre ainsi une meilleure visibilité de la paroi et montrer d’éventuelles pathologies comme un polype ou un des adhérences difficiles à voir avec l’échographie classique.

Il s’agit d’un examen simple, indolore, réalisable au cabinet.

Pour aller plus loin, cette hystérosonographie peut aussi permettre de visualiser la perméabilité des trompes en utilisant, à la place du liquidien physiologique, un produit mousseux spécial.

On appelle cela l’examen HyFoSy : hystérosalpingo-Foam-Sonographie.

Cette émulsion spéciale contient de petites bulles qui vont dilater légèrement les trompes et les tendres visibles à l’échographie.

Ainsi, cette HyFoSy constitue une alternative non douloureuse à la fameuse hystérosalpingographie (HSG) qui elle est extrêmement douloureuse et tant redoutée par les patientes.

Il a aussi l’avantage de ne pas exposer la patiente aux rayons X.

Il devront être réalisés en 1ere phase du cycle juste après les règles.

La panoplie d’examens complémentaires pour explorer la fertilité s’est ainsi doté de ces techniques pour une exploration indolore et rapide de l’utérus et de ses annexes.

Toubibadakar

Crédit photo: Dr Abdoulaye DIop

Le kit pelvix : pour la rééducation périnéale

Après un accouchement, même par césarienne, il est fréquent de constater un relâchement du périnée avec l’apparition de petites fuites urinaires à l’effort ou d’une sensation d’élargissement du vagin.

Certaines femmes constatent aussi, sans oser en parler, des bruits vaginaux gênant lors des rapports sexuels appelés pets vaginaux assez incommodants.

Dans le pire des cas et après plusieurs accouchements, on peut au maximum noter une descente de certains organes dans le vagin appelée prolapsus.

Ces phénomènes sont dus à un relâchement du périnée, un ensemble complexe de muscles fermant le bas du tronc et soumis à rude épreuve durant toute la vie obstétricale: accouchement, épisiotomie, déchirure, constipation etc.

Remuscler son périnée âpres chaque grossesse est indispensable pour éviter ces troubles cités.

La rééducation périnéale est scientifiquement reconnues et vaut mieux que les techniques de décoctions et autres herbes à mettre dans le vagin pour soit disant le refermer et qui en réalité ne sont que sources d’infection et autres complications.

La rééducation périnéale peut se faire de différents manières et une panoplie de dispositifs est mise à disposition de la femme.

Aujourd’hui nous vous parlerons du kit pelvix.

A mi-distance entre les cônes vaginaux et les boules de geishas, le pelvix est un dispositif servant pour la rééducation périnéale.

Ce dispositif contient un cône creux dévissable et 3 boules semblables à des boules de geisha: une de 9 g, une de 17 g et une de 34 g.

Le principe de fonctionnement du pelvix est:

– d’abord d’introduire le cône vide et le maintenir en place pendant 1/2 heure à 1h pendant un activité physique,

– puis dans le 2eme temps, mettre le cône avec la boule de 9 g et d’essayer de la maintenir en place,

– dans un 3ème temps, la boule de 17 g sur le même principe,

– ensuite la troisième boule de 34 g sera introduite dans le cône,

– et enfin la dernière étape, les boules de 9 et 34 g seront mises dans le cône.

En mettant ces poids différents et en arrivant à les maintenir à place, on renforce naturellement la musculature du vagin et du périnée en entier.

En quelques semaines d’utilisation, les troubles liés au relâchement disparaissent.

Peu connu du public, le pelvix est un instrument médical fiable recommandé par les gynécologues et kinésithérapeutes.

A voir : un tutoriel vidéo

Dr Abdoulaye Diop

Toubibadakar

Quand l’excision tue….

Témoignage d’une excisée qui a perdu sa jumelle lors de l’excision.

Je suis née dans une famille très conservatrice, et je suis orpheline de mère.

Ma grand-mère paternelle a représenté la mère, dans la vie de ma jumelle et moi.

A l’âge de 10 ans, alors qu’on pensait y aller pour voir la famille, nous sommes allées au fouta pour y être excisées. Nous avons été mises à l’écart pendant plusieurs semaines à être formées pour devenir de bonnes maîtresses de maison avant de passer à l’épreuve finale qui se trouve être l’excision.

Je ne pourrais jamais oublier ce jour, ma sœur était la première a y passer suivie par moi et 3 autres cousines.

Elle a été maintenue par deux femmes qui n’avaient malheureusement pas assez de force pour l’empêcher de bouger, elles l’ont quand même excisé et elle a été blessée parce qu’elle gigotait beaucoup et à commencer à saigner en abondance.

Ces sorcières l’ont laissé de côtés afin de continuer avec nous en nous disant que si nous ne nous laissons pas faire nous allons subir le même sort que ma sœur.

J’ai été excisée ensuite en regardant ma sœur se vider de son sang, elle m’ont enlever l’intégralité de mon clitoris avant de me recoudre en laissant un ridicule petit trou pour nous empêcher d’avoir des relations sexuelles en dehors du mariage.

Avant la fin ma sœur avait déjà rendu l’âme ne pouvant plus supporter la douleur et vide de son sang.

Je ne me remettrai jamais, cet acte m’a enlever tout ce que j’avais de plus cher et aujourd’hui je leur en veux encore, comme si cela c’était produit hier.

Anonyme

Lutte contre l’excision: témoignage philosophico-social: quand la l’imposition sociale affecte la sexualité

Née dans les années 77 à Ziguinchor, je n’avais aucune chance d’échapper a l’excision, c’était un must point final.

Et je trouve amusant quand j’y pense qu’il arrivait que tu souhaites passer cette épreuve car synonyme d’acceptation dans la cour des grandes, les jeux entres petites filles étaient toujours dirigés par des aînées et tu t’entendais dire “tu es souillée”, quand il fallait prendre le bain ensemble après avoir mouillés nos habits sous la pluie, tu voyais la porte des toilettes fermées sous ton nez car tu n’as pas encore séjourné dans “la chambre du respect” au delà de l’acte, elle servait à façonner l’éducation des petites filles axés sur le respect fondamental des parents et des aînés, malheur à celles qui étaient connus têtes de mules.

Ma grand-mère, paix à son âme, me fît exciser, bien que n’ayant jamais était à l’école, elle mettait un trait d’honneur à ce que j’aille à l’école tous les matins et le soir que j’apprenne mes leçons et fasse mes devoirs, je peux pas en vouloir à cette femme car si elle était de notre époque, elle n’aurait pas toléré telle pratique, elle ne savait pas et personne ne savait dans les années 83 il n’ y avait aucune sensibilisation sur l’excision et ses conséquences.

J’avais 6 ans, un matin dame l’exciseuse (je me demande si le terme est correct) arriva à la maison et certaines de mes camarades de jeux du quartier furent amenées et nous voilà devenues “acceptables “ car au-delà de la douleur, nous étions aussi habitées par un sentiment de fierté, ignorantes et innocentes.

Aujourd’hui mon témoignage veut lever la voile sur ces vérités passes partout comme quoi la femme excisée est frigide.

Certes nous avons eu à subir une injustice qui a tout égard est handicapant, je n’ai jamais pu accepter le cunnilingus, cette partie de mon corps est la seule qui me fasse sentir mal dans ma peau car incomplète à mes yeux mais j’ai combattue pour qu’elle n’inhibe pas la femme que je veux être, celle là même qui peut jouir d’une sexualité épanouie, qui peut donner du plaisir et en avoir.

La sexualité requiert un apprentissage, elle ne saurait passer sans l’apprentissage de notre propre corps et son acceptation, de me rendre à l’évidence que mon plaisir doit passer par un autre organe que le clitoris, on aura fait un pas. Nombreux sont celles qui se créent un obstacle “j’ai été excisée, je peux pas avoir du plaisir “.

Mesdames j’ai eu à côtoyer des amies qui n’ont pas été excisées mais ne savent pas c’est quoi avoir de l’orgasme, j’en ferai pas une généralité mais il y a lieu de se poser des questions.

Aujourd’hui je me suis mariée, mère de famille,si j’ai pu gagner cette confiance en moi en refusant très fort que ce chapitre sombre de mon enfance puisse ternir ma vie de femme adulte, celle la même qui me définie, c’est un choix.

Un soir après 6 mois de mariage, je demande à mon mari “tu as déjà fait l’amour à une femme excisée” il me répondît je vais la trouver où?…

j’avoue que je garde secret cette parenthèse de mon enfance, c’est juste pour vous dire combien on peut changer un obstacle en une force et la finalité est l’épanouissement.

Loin de moi l’idée de donner du crédit à ces pratiques, je les vomis au plus profond de mon être, j’ai des filles et j’ai été claire avec ma famille, même ma propre maman je n’hésiterai pas à la traîner en justice..

Notre bonheur si minime soit-il dépend de nous, allons à sa recherche.

Anonyme

Lutte contre l’excision: quand l’excision complique l’accouchement et la vie sexuelle

Témoignage d’une femme qui a été excisée.

Témoignage pour se libérer !

Merci de nous donner l’occasion de nous libérer de ces moments douloureux que nous avons traversé dans l’enfance.

Moi je suis ivoirienne, je viens de l’ouest où la pratique de l’excision continue toujours, c’est vraiment déplorable.

Je me souviens de cette expérience comme si c’était hier :
Nous étions au village nous avons assisté à une cérémonie de « fête des excisées ». Cela était tellement intéressant que quand on nous disait qu’on devrait être excisées nous aussi, cela était vraiment une joie pour moi, j’ignorais que ça serait un moment très marquant de ma vie.

L’année qui a suivi, j’avais 9 ans, pendant les vacances, on nous a amenées dans un lieu retiré de la ville.

Nous étions 9 filles, des petites et des plus grandes. Des femmes sont venues nous chercher, les unes après les autres, avec des chants dont elles seules connaissaient la signification.

Une fois arrivée sur les lieux de l’excision, une femme commence à te déshabiller, elle porte un pagne sur la tête.

Ensuite elle ôte le pagne, là, j’avais vu le sang sur le pagne mais je ne comprenais pas d’où ça venait.

Les moments qui ont suivi ne s’expliquent pas, c’est indescriptible, ça se vit mes sœurs.

Les premières urines après l’excision, je ne vous dis pas la douleur que c’est…

Et comme si ça ne suffisait pas, le lendemain, quand elles sont venues nous chercher pour les soins, elles ont déclaré que je n’étais pas bien excisée, qu’il y avait encore un reste de clitoris.

On invita encore la matrone à venir m’exciser une 2eme fois ! Dans la même plaie !

J’étais vraiment dégoûtée. L’excision a eu des persécutions sur ma vie…

Par exemple pour l’accouchement : ma gynécologue me déchirait chaque fois que je devais accoucher, parce-que j’étais excisée.

Mon 3eme bébé est né prématuré ce qui a fait que j’ai été épargnée.

Côté sexuel, aucun plaisir. Mon mari trouve que je suis sèche à tout moment.

Il m’arrivait de demander à d’autre soeurs : « comment on ressent du plaisir ? » parce que je n’en ai aucune idée. C’est dommage.

J’ai vraiment essayé de toute mes forces de surmonter ce traumatisme et de vivre une vie normale, sans m’attarder sur cela.

J’ai remarqué qu’un petit bout de clitoris est resté. Je dis bien « petit »et là, souvent je sens un peu de plaisir ! Je me contente de cela, même si c’est pas à tout moment que je le ressens.
C’est vraiment triste.

Excusez-moi pour la longueur de mon témoignage mais je veux dire que nous avons subi  la pire des méchancetés, nous avons été victimes avec ces pratiques.

J’ai décidé de sortir de mon silence.

Merci de partager cela avec mes sœurs.

Anonyme