Le lion et l’agneau

Version africaine du loup et l’agneau :

Il était une fois, Mboté l’agneau qui gambadait insouciant dans la forêt.

Au détours d’un sentier, l’agneau tomba nez-à-nez avec …. Gaïndé le lion.

Le lion lui dit tout sourire: « bon ok, dis moi trois vérités vraies et je te laisse partir vivant.  »

Et l’agneau de répondre: « ok ! Tout d’abord si je retourne chez moi et que je dis que que je t’ai rencontré et que tu m’a laissé rentrer sain et sauf… personne ne me croira !  »

Le lion acquiesce: « tu as raison fiston ! La suite…. »

Et l’agneau continue : « si je savais qu’en sortant de chez moi ce matin j’allais tomber sur toi, je ne serai jamais sorti de chez moi !  »

« C’est certain » approuva le lion ! Et a dernière vérité ?

La mort dans l’âme, l’agneau termina en disant: « qu’on se le dise lion, tu n’as pas faim car si tu avais faim, on en serait pas arrivé à cette 3ème vérité ! :-)…….

Épilogue:
Aux dernières nouvelles, le lion n’a pas encore fini de se marrer. L’agneau est rentré chez lui, il a été traité de menteur et a décidé de ne plus sortit de son lit !

Toubibadakar

La fellation : ce qu en dit un toubib à Dakar.

Avant-propos : ceci n’est pas un article érotique ni un manuel de technique sexuelle mais se veut juste une réflexion d’actualité sur une pratique sexuelle qui concerne 8 rapports sexuels sur 10. Âmes sensibles et bien-pensantes merci de vous abstenir….

La fellation, c’est quoi ?

Commençons d’abord par la définition et les synonymes :
La fellation est une pratique sexuelle consistant à sucer la verge d’un partenaire à l’aide de la bouche pour le faire jouir. Le mot fellation provient du grec FELLARE qui signifie téter, sucer (Isis aurait réanimé Osiris grâce à une fellation !)
Tout un tas de synonyme plus ou moins imagés sont utilisés pour l’évoquer : pipe, sucer, pompier…
Très appréciée des hommes en général, la fellation est l’un de leur câlin érotique préféré et c’est un préliminaire pratiqué par 8 couples sur 10 en Europe. En Afrique ? Pas de données !

La fellation stimule la verge et surtout le gland, zone érotique par excellence chez l’homme, et peut aboutir à créer un orgasme avec une éjaculation.
La fellatrice (oui le mot existe), si elle ne souhaite pas recevoir de sperme dans la bouche, doit être attentive aux prémices de l’orgasme ou demander à son partenaire de se retirer lorsque l’éjaculation est imminente.
La fellation est un câlin sexuel à sens unique car seul l’homme recevant la fellation atteint l’orgasme sauf s’il entre dans le cadre d’un câlin mutuel : fellation et cunnillingus (en position du 69).
La fellation peut créer une sensation de dégoût pour la personne qui la prodigue, surtout les 1ères fois. La motivation initiale peut être de donner du plaisir, ou de pratiquer la réciprocité, ou d’imiter les autres. Mais par la répétition, cette fellation peut finir par devenir une source d’autosatisfaction pour la fellatrice.

Il existe des variantes de la fellation:
– la gorge profonde: le pénis est introduit le plus profondément possible dans la bouche pour atteindre la gorge du partenaire. Elle est assez difficile à faire et peut entraîner un réflexe de vomissement.
– l’irrumation: c’est une fellation active de la part de l’homme qui utilise littéralement la bouche de la femme comme un vagin. Elle est plutôt brutale et entre plus dans le cadre de pratique sado-masochiste.
– l’autofellation: c’est lorsque l’homme, très souple, arrive à se faire une fellation sur son propre sexe mais cela nécessite des capacités exceptionnelles de contorsionniste !

Les risques auxquels il faut penser

La fellation ne peut pas entraîner de grossesse (le débat est donc clos).

Médicalement parlant, la fellation est une pratique sexuelle à risque car il y a un risque de transmission de certaines infections sexuellement transmissibles (IST) même si peu d’études existent sur ce sujet. Cependant, cette transmission nécessite souvent la présence de lésions ulcérées ou saignantes dans la bouche ou/et sur la verge des partenaires. De ce fait, le risque de transmission est de 0,5 à 1 pour 10.000 selon les études.
L’herpès et l’hépatite B sont les principales IST pouvant être transmisent par la fellation car les microbes responsables sont présents dans la salive.
La syphilis, l’angine, la candidose et les condylomes génitaux (sothieute) et la blennorragie font partie aussi des maladies possibles.
D’autres études font aussi état du risque de survenue de cancer ORL et buccal à cause du rôle présumé du HPV mais, toujours selon des études, le risque de survenue du cancer du col reste toujours plus élevé lors d’un rapport sexuel vaginal avec une partenaire non vaccinée contre le HPV.

La prévention des risques médicaux lors d’une fellation passent par :
une hygiène irréprochable (qui est nécessaire chez les partenaires adeptes du sexe oral).
l’utilisation d’un préservatif qui permet d’éviter la contamination par une des maladies sus-citées, mais le goût et la consistance du latex diminuerait le plaisir escompté. Des préservatifs parfumés peuvent pallier à ces désagréments.
– le traitement des lésions sur les lèvres et la bouche (aphtes) avec une bonne hygiène buccodentaires-dentaire.
Il n’est pas conseillé de faire une fellation juste après s’être lavé les dents ni de se brosser les dents après une fellation car, dans les deux cas, une fragilisation de la muqueuse buccale peut être source de porte d’entrée à un éventuel germe.
En cas d’éjaculation dans la bouche, il est souhaitable de recracher le sperme et de se rincer la bouche juste avec de l’eau sans frotter ni utiliser de bain de bouche car cela pourrait agresser la muqueuse buccale et créer une porte d’entrée à un éventuel germe.

Pour l’homme aussi, une hygiène corporelle rigoureuse est un minimum avant une fellation car, une mauvaise odeur, une accumulation de sueur, de résidus d’urines ou de sperme peuvent créer un dégoût ou des nausées chez la fellatrice.

Enfin, du point de vue pénal, une fellation imposée par la force, la contrainte, la menace ou la surprise à une femme (ou à un homme ) par celui qui reçoit la fellation équivaut à un viol. Tandis qu’une fellation prodiguée à un homme non consentant, n’est pas un viol mais plutôt une agression sexuelle. Comprendra qui pourra !

Toubibadakar

Connaissez-vous la placentophagie ? 

Âmes sensibles d’abstenir!
Cet étonnant terme désigne le fait de manger un placenta !
Il s’agit d’une pratique systématique chez les espèces animales.
Cela permet à la femelle de récupérer des forces après un travail physiquement éprouvant et de préparer la fabrication de lait.

Cela permet aussi de ne pas laisser de traces qui pourraient attirer d’éventuels prédateurs.

Des extraits de placenta animal sont aussi beaucoup utilisés en cosmétique comme dans la fabrication des rouge-à-lèvres !

Chez les êtres humains, cette placentophagie est très rare mais elle existe aussi !
On retrouverait cette pratique chez des indigènes de la forêt amazonienne et au Soudan jusqu’à la fin du XIXème siècle.
D’authentiques études scientifiques ont montré que le fait de manger le placenta permettrait :
– d’augmenter la production de lait,
– de réduire les douleurs post-natales,
– d’éviter la dépression post-natale.

Le placenta :
– aurait des vertus aphrodisiaques chez les hommes,
– lutterait contre la stérilité,
– ferait poussé les ongles et les cheveux.

Ces pratiques, qui frisent le cannibalisme et qui semblent plus anecdotiques que réelles, ne vous pousseront pas , j’espère, à goûter un bout de votre placenta lors de votre prochain accouchement á l’instar d’une célèbre star de la télé réalité américaine.

Nous recommandons juste l’enterrement ou l’incinération du placenta, sinon…..bon appétit!

🙂
Toubibadakar

Chronique d’une mort (in)évitable: la mort de mon père 

Chronique d’une mort (în)évitable: la mort de mon père!

Aujourd’hui, tu aurais eu 79 ans papa: joyeux anniversaire!

Je te rend hommage avec ce récit!
J’adore mon père !

Quand j’étais plus jeune, de son vivant, la simple évocation mentale de sa mort me mettait dans un désarroi indescriptible. Et pourtant, il est mort, devant moi, de manière prévisible, inévitable. Voici le récit des derniers jours de mon père tel que je l’ai vécu et ressenti il y a maintenant 13 ans.

Tout a commencé au mois de février 2002, par une épistaxis : un saignement du nez, survenu le jour de mon examen de 1er trimestre en 4ème année de médecine. Le saignement était tellement abondant que les mesures classiques pour l’arrêter ne faisaient pas d’effet! Il a fallu l’amener en urgence au service d’ORL de l’hôpital Dantec pour faire un tamponnement antérieur et mettre des médicaments pour stopper l’hémorragie.

Le tamponnement a été laissé en place pendant 48h mais dès qu’il a été enlevé, le saignement a repris, ce qui était assez inhabituel pour un banal saignement de nez.

Le tamponnement a été reconduit et le médecin a demandé un bilan sanguin en urgence pour trouver la cause de ce saignement intarissable.

Le bilan a montré une anémie très sévère, à 2 grammes d’hémoglobine alors qu’il faut en avoir minimum 12 et une diminution drastique des 3 composants essentiels du sang : les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes.

Ces dernières, étant responsables de la coagulation, leur diminution expliquait les difficultés à stopper le saignement. La seconde question qu’induisait ces résultats étaient : pourquoi cette pancytopénie, cette diminution des 3 lignées d’éléments figurés du sang ?

Une transfusion sanguine a été décidée dans l’urgence et des explorations plus approfondies proposées par le médecin du service de Médecine Interne où mon père avait été transféré.

Une biopsie de la moelle osseuse, siège de fabrication des éléments constitutifs du sang, a été ainsi faite.
Je me souviens encore de cet après-midi du jour où je suis allé au laboratoire de cytologie de l’Hôpital Principal de Dakar pour récupérer moi-même les résultats de la biopsie que j’avais déposée 48h avant.

Cela coïncidait avec le jour de la sortie de mon père qui, grâce à la transfusion, avait retrouvé des couleurs et avait préparé ses bagages. Il attendait juste que j’aille rapidement prendre ses résultats, qui ne pouvaient être que bons, vu qu’il était guéri !

Quand je suis allé directement au laboratoire, le biologiste était justement entrain de regarder au microscope la biopsie. Voici le récit de ma conversation avec lui :

– « justement, je suis en train de lire la lame de votre patient, c’est très intéressant, venez voir, on retrouve dans la moelle, des cellules qui n’ont rien à y faire et c’est eux qui colonisent ces cellules qui doivent fabriquer le sang » m’avait-il dit.

– « c’est-à-dire ?? »

– « des métastases !»

– « des métastases ?!?!?!

– « oui, un cancer métastasé, maintenant il faut trouver la tumeur primitive, c’est un parent à vous ? »

– « heu oui, c’est mon père ! »

A ce moment, le biologiste, le toubab, est passé de blanc à tout rouge et je vous laisse imaginer la stupeur et la consternation dans laquelle cette annonce m’a plongé !

C’est la mort dans l’âme, avec l’enveloppe que je rapportais, que j’ai remis au médecin les résultats qui l’ont choqué aussi.

– « qu’est ce qu’on fait ? » m’avait –il demandé ?

– « qu’est ce qu’on fait ? » avais –je répondu ?

Après quelques minutes de réflexion, il a poursuivi :

– « bon, ton père est prêt à partir, il se sent en pleine forme, on ne va pas le décevoir, si on le retient cela va complètement saper son moral et sera totalement contre-productif. On va le laisser rentrer à la maison. Mais, sache qu’il reviendra, on le laisse partir mais on ne le lâche pas, on va l’accompagner jusqu’à la fin »

Cette décision prise par ce médecin ce jour, a été pour moi la plus belle, la plus sage et la plus courageuse qu’un médecin ait pu prendre. Pour cela, aujourd’hui encore, je lui voue une éternelle reconnaissance et un profond respect.

Quand on est donc retourné le voir dans sa cabine, il nous a dit dès que nous sommes rentré :

– « Alors c’est bon les résultats, je peux rentrer chez moi ? »

– « Oui M. Diop, c’est parfait, vous pouvez rentrer mais, on ne vous lâche pas, il y aura surement d’autres radio et d’autres bilans à faire dans les semaines à venir ! En attendant, rentrer et reposez vous bien ».

– « Parfait Dr, encore merci pour la prise en charge » lança mon père en s’engouffrant dans sa voiture.

Les métastases sont des localisations secondaires d’un cancer.

Elles sont les témoins du dernier stade de l’évolution du cancer, le stade terminal. L’espérance de vie au stade de métastases, quelque soit le traitement, est, en général, de quelques semaines à quelques mois maximum.

Les semaines suivantes, le bilan a montré 6 autres localisations de métastases : les poumons, le fémur, l’œil, l’arrière cavité du nez et le lobe frontal du cerveau !

La tumeur primitive elle a vite était localisée : il s’agissait de la prostate. Un an auparavant, un bilan qu’il avait fait avait montré une hypertrophie de la prostate avec un taux élevé de PSA, les marqueurs antigéniques spécifiques de cet organe. Les deux biopsies prostatiques n’étaient pas concluantes et n’identifiaient pas formellement une tumeur cancéreuse.

La proposition d’enlever la prostate avait été formulée par son urologue mais, puisque la biopsie n’avait pas formellement révélée de cellules malignes, il avait opté pour un traitement médicamenteux.

A partir de ce moment, après une période de mieux apparent, son état de santé s’est régulièrement détérioré. Il a été ré hospitalisé une seconde fois pour être opérer et on a enlevé la source de sécrétion de certaines hormones responsables des douleurs cancéreuses.

La veille de son hospitalisation, il m’a demandé si les résultats de son bilan n’étaient apparemment pas si bons que ça. Je lui ai avoué qu’effectivement ils n’étaient pas si bons que cela mais que puisque était prêt à sortir, on ne voulait pas le décevoir.
J’ai tenté de lui expliquer la présence « dans la moelle, des cellules qui n’ont rien à y faire » mais il m’a simplement répondu : « ok, fait de ton mieux mais, je ne veux simplement pas souffrir ».

J’avais, ainsi, momentanément interrompu mes études de médecine pour lui installer dans sa chambre tout l’équipement dont il avait besoin pour recevoir ses traitements antidouleurs par des perfusions en collaboration avec son médecin traitant Pr Mbayang.

Il avait aussi sa bouteille d’oxygène à son chevet pour l’aider à mieux respirer avec son insuffisance pulmonaire.

Par la suite, devant la cherté des médicaments, un de ses cousins, a mis à sa disposition tous les médicaments dont il avait besoin grâce à un carnet de bons de commande de pharmacie. Merci pour lui.

Mes oncles et tantes me mettaient une très grande pression pour que j’organise une évacuation sanitaire de mon père en Europe pour qu’il y reçoive des soins adéquats.

J’ai toujours refusé cette option sachant que cela ne servirait à rien vu le contexte, sans jamais révéler les vraies raisons de mon refus.

Devant la santé progressivement dégradée de papa, ma sœur, qui lui était très attachée a commencé à faire régulièrement des crises de spasmophilie similaires à des crises d’épilepsie, crises qui ont cessées le jour de la disparition de papa.

Une semaine avant son décès, devant le désarroi de ma mère qui ne comprenait pas pourquoi malgré tous les traitements mis en place, mon père ne guérissait pas, j’ai du enfin lui expliquer la situation sanitaire réelle, ce qui a, dans un 1er temps était très douloureux pour elle mais qui lui a redonné le cœur à l’ouvrage.

Elle a pu ainsi redoubler d’efforts dans la prise en charge quotidienne de papa.

La veille de son décès, voyant qu’il perdait de plus en plus l’usage de sa langue, je lui ai demandé de répéter après moi la Chahada, ce qu’il a pu faire correctement une dernière fois.

Le dimanche 28 juillet 2002, alors que j’étais allé déposer un cadeau d’anniversaire à celle qui, discrètement mais efficacement, me soutenait moralement, sentimentalement en plus de partager avec moi le lourd fardeau des soins palliatifs de mon père et qui, un an plus tard, allait devenir ma chère et tendre épouse, on me rappela en urgence à la maison.

Revenu en catastrophe, dès que je l’ai vu, j’ai su que c’était la fin.

Il était dans son lit, avec l’iman et mon grand frère. Il venait de prendre son déjeuner et son dessert.

L’ambiance de la chambre était glaciale, il regardait fixement le plafond avec une respiration rapide et brève. Sa main était froide.

L’ange de la mort était manifestement arrivé.

L’iman appelé pour la circonstance lisait calmement, d’une belle voix, la sourate Yacine.

Progressivement, sa respiration s’est accélérée puis a ralenti avec de s’arrêter après un dernier spasme et un filet de bave mêlé du yaourt qu’il avait mangé a coulé sur son menton, c’était fini

J’ai pris mon stéthoscope pour le poser sur sa poitrine et jamais un silence n’a été aussi assourdissant à mes oreilles : « as quiet as a church », constat de décès de mon père !

L’iman avait terminé sa lecture, formulé ses dernière prières et lui a refermé les yeux. Il a demandé à ce que l’on prévienne la famille et qu’on le fasse transporter à la morgue de la mosquée.

La dernière image qui reste imprimée dans mon esprit c’est quand je suis sorti de sa chambre et que je suis tombé, nez-à-nez avec ma mère qui essuyait les couverts qui avaient servi à son dernier repas. Quand elle me lança : « alors papa va bien ? », je n’ai eu la force que de répondre : « oui, il va très bien ! ».

C’est quand elle m’a vu ouvrir le garage et faire rentrer la voiture en marche arrière qu’elle a éclaté en sanglot car elle venait de comprendre… que Papa était parti !

ton fils qui t’adore….

Toubibadakar

Un jour, une contraception: La vasectomie

La vasectomie est, chez l’homme, l’équivalant de la ligature des trompes, chez la femme.

On ligature les canaux qui relient les testicules à la prostate empêchant ainsi les spermatozoïdes d’être présents dans le sperme.

C’est une méthode qui est rarement (voire même jamais) acceptée par les hommes, surtout dans nos contrées car ils ont peur qu’elle ne touche à leur virilité.

Or, il n’en est rien, la virilité, la puissance, la capacité d’érection ne sont pas du tout affectée par la vasectomie, seul le pouvoir fécondant du sperme est affecté : l’homme continue à avoir des rapports sexuels satisfaisants, avec éjaculation : le sperme ne contient juste plus de spermatozoïdes (après une vingtaine d’éjaculations).

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Pas de risque non plus, Messieurs, que vos testicules n’éclatent sous l’effet de l’accumulation des spermatozoïdes! rassurez-vous !

Toubibadakar

Un jour, une contraception: La ligature des trompes

La ligature des trompes est définitive et irréversible.

Elle se fait pendant la césarienne mais peut aussi se faire en dehors, sous anesthésie locale.

Elle est normalement réservée aux cas où une grossesse supplémentaire serait très dangereuse pour la femme et formellement déconseillée.

Il existe des variantes de cette méthode dans lesquelles, on passe par l’intérieur de l’utérus pour installer un dispositif obturateur dans l’orifice interne de la trompe.

Son caractère irréversible nécessite une mûre réflexion. Elle nécessite un consentement écrit du couple pour éviter toute contestation postérieure.

Toubibadakar

Un jour, une contraception : les autres méthodes rares : la cape, le diaphragme, le patch et l’anneau vaginal

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la cape cervicale et le diaphragme. Ils sont aussi placés au fond du vagin et ferment le col, empêchant l’accès à la cavité utérine aux spermatozoïdes. Ils sont souvent associés aux spermicides. Ils ne sont pas très connus dans nos régions et nécessitent une bonne hygiène car ils sont réutilisables.

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– Le patch contraceptif : il est placé sur la peau : un patch par semaine, pendant 3 semaines et il diffuse des hormones contraceptives. La quatrième semaine, on ne met pas de patch et les règles apparaissent.

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– L’anneau vaginal : il est placé à l’intérieur du vagin pendant 21 jours et il contient des hormones qui vont passer dans le sang à travers la paroi vaginale. Au bout de trois semaines, on enlève l’anneau. Pendant la quatrième semaine, des « règles » apparaissent.

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Toubibadakar

Un jour une contraception : cas particulier de la contraception d’urgence

La contraception d’urgence est réservée aux accidents d’utilisation des méthodes classiques (préservatifs qui éclatent ou oubli de pilule) ou aux rapports sans protection lors de période féconde ou supposée féconde ou dans les cas d’agression sexuelle.

Il en existe plusieurs types dont :

o La pilule d’urgence ou pilule du lendemain : à prendre dans les 72h après le rapport suspect. Les dernières générations de pilule du lendemain, seraient efficaces jusqu’à 5 jours après le rapport.

Il faut noter que plus elle est prise tôt plus elle a des chances d’agir efficacement. Cela sous-entend aussi qu’il y a un risque d’échec et même de complication en cas d’utilisation abusive de cette pilule du lendemain.

Une ou deux fois par an au maximum serait raisonnable.

o Le stérilet, il peut faire office de contraception d’urgence jusqu’à 7 jours après le rapport suspect.

Il agit ainsi en empêchant une éventuelle implantation de l’œuf dans la cavité utérine.

Utilisés à mauvais escient, ces contraceptifs d’urgence peuvent donner lieu à des complications graves telles que des grossesses extra-utérines, des perturbations du cycle menstruels ou des affections ovariennes.

IL NE FAUT PAS PRENDRE LA PILULE DU LENDEMAIN TROP SOUVENT.

La contraception d’urgence ne peut en aucun cas être utilisée comme une contraception régulière !

Toubibadakar

Un jour, une contraception: Les spermicides :

Les spermicides sont des comprimés, des gels ou des éponges qui sont placés au fond du vagin avant le rapport sexuel et qui détruisent les spermatozoïdes.

Ce sont, grossièrement, des « insecticides » anti-spermatozoïdes. Ils peuvent aussi améliorer la lubrification vaginale et sont souvent bien appréciés par les patientes souffrant de sécheresse vaginale.

Inconvénient majeurs : ils doivent être mis en place 10 à 15 mn avant de rapports sexuel et la patiente devra éviter tout bain vaginal au savon antiseptique pendant 6h après le rapport car, le savon risquerait de désactiver le principe actif du spermicide.

Toubibadakar

Un jour, une contraception: les préservatifs

Les préservatifs existent sous 2 formes:
– le masculin, plus célèbre et plus répandu que son homologue
– le féminin peu connu du grand public et plus cher.

Le préservatif féminin est plus gros que celui masculin et nécessite un petit entrainement avant de pouvoir l’insérer correctement mais, dès qu’on s’y habitue, il est très pratique.

les préservatifs sont très recommandés et très prisés par les couples ayant des rapports occasionnels.

Le préservatif a le double avantage d’être un contraceptif et d’être le seul moyen efficace (après l’abstinence) contre les infections sexuellement transmissibles.

Son 1er gros problème est que les hommes ne l’aiment pas ! en tout cas, pas avec leur épouse!

Ils l’accusent de diminuer leur plaisir.

Il faut reconnaître que le port du préservatif oblige à casser l’élan du moment sexuel et bonjour la galère si l’on tombe sur un emballage qui refuse de se déchirer alors que le feu est à son paroxysme !

Cependant, le préservatif peut aider les hommes souffrant d’éjaculation précoce à prolonger la durée de leur endurance sexuelle.

De plus, avec la multitude de préservatifs fantaisistes que l’on trouve sur le marché : nervurés, hérissés, fluorescents, avec dispositif vibrant, au goût parfumé divers (menthe, chocolat, vanille, pomme, banane, fraise, kiwi, orange, citron…).

Cette méthode peut relancer la libido dans le couple par des jeux sexuels qui n’ont de limite que votre imagination et votre endurance.

A ce titre, je vous invite à découvrir une grande variétés de préservatifs sur le site mapote.sn

Toubibadakar